• A Brunô, et tous les amis Croqueurs, j'offre ce Jeudi un poème de Michel Leiris tiré du recueil "Ondes".

    Marin


    Il faudrait pouvoir bâtir un château
    avec le sable qui vous glisse entre les doigts,
    la quasi impondérable écume
    et la lumière qui pénètre insidieusement votre peau.


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  • Distique pour un Mercredi des cendres.

    Ces amours de Dimanche n'étaient que feu de paille?
    Il nous faut aujourd'hui en balayer les cendres...


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  • Certains appellent ça monostiche. Je préfère Ver solitaire:

    Nage lente des poissons rouges sous l'épais couvercle de glace.


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  •  

    A la St. Valentin les oiseaux vont en couples :

    Les rouges-gorges et les mésanges,

    Les pinsons et les roitelets,

    Accenteurs mouchets et moineaux,

    Les tourterelles et les pigeons.

    Mais de son pas de gentilhomme

    Le faisan va tout seul.

    (Je les observe par la fenêtre)

     


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  •  

    Certains regards pénètrent loin et interrogent

    Des voix impactent et secouent comme un punching-ball

    Quand la vie par en vrac

    Le trapèze des mots tend son perchoir mouvant 

    S’y accrocher, reprendre élan, oser le vide

    La seule trace laissée est trace d’écriture

    Avant que ne l’efface la vague de l’oubli.

     

     


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  • Déjà Jeudi! Je dois farfouiller dans des vieilleries pour honorer le rendez-vous.Il y avait des mots imposés que j'ai soulignés. Bises, croqueurs.

    J’ai mis des mots dans mon kaléidoscope.

    Je l’ai fait tourner,

    J’ai vu des textes flamboyants,

    J’ai entendu des accents d’outre-ciel ;

    Je l’ai tourné jusqu’à plus soif,

    Et les accents se sont tressés :

    J’ai entendu le chant du monde.


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  • Je ne suis pas ce que je suis :

    Juste un mot dit, un geste fait

    Et toc on met une étiquette.

     

    Je ne sais pas ce que je suis,

    Par tant de non-dits traversée,

    Des images qui se projettent.

     

    Je crois sentir ce que je suis,

    Intuitions et doutes mêlés,

    Quelque chose au fond me reflète.


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  • L’hiver affûte

    La lame aigüe du gel.

    Le vent percole

    L’aile vive du froid.

    Pris de frissons

    Figés, le figuier tremble.

     


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  •  

    Chevaucher le silence

    Pour traverser l’énigme

    De la règle de soi.

    Mieux vaut choisir l’errance

    Que certitudes en paradigmes

    Pouvoir douter de moi.

    Trouver dans le silence

    Sa musique ; sans dogme ;

    Murmure d’un chant de soi.


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  •  « Imaginer, c’est hausser le réel d’un ton » - Gaston Bachelard

     

    Masser en rond, gréer très haut, gagner le ciel, tosser le mage.

    D’un ton rehausser l’image.


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