• Déjà Jeudi! Je dois farfouiller dans des vieilleries pour honorer le rendez-vous.Il y avait des mots imposés que j'ai soulignés. Bises, croqueurs.

    J’ai mis des mots dans mon kaléidoscope.

    Je l’ai fait tourner,

    J’ai vu des textes flamboyants,

    J’ai entendu des accents d’outre-ciel ;

    Je l’ai tourné jusqu’à plus soif,

    Et les accents se sont tressés :

    J’ai entendu le chant du monde.


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  • Je ne suis pas ce que je suis :

    Juste un mot dit, un geste fait

    Et toc on met une étiquette.

     

    Je ne sais pas ce que je suis,

    Par tant de non-dits traversée,

    Des images qui se projettent.

     

    Je crois sentir ce que je suis,

    Intuitions et doutes mêlés,

    Quelque chose au fond me reflète.


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  • L’hiver affûte

    La lame aigüe du gel.

    Le vent percole

    L’aile vive du froid.

    Pris de frissons

    Figés, le figuier tremble.

     


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  •  

    Chevaucher le silence

    Pour traverser l’énigme

    De la règle de soi.

    Mieux vaut choisir l’errance

    Que certitudes en paradigmes

    Pouvoir douter de moi.

    Trouver dans le silence

    Sa musique ; sans dogme ;

    Murmure d’un chant de soi.


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  •  « Imaginer, c’est hausser le réel d’un ton » - Gaston Bachelard

     

    Masser en rond, gréer très haut, gagner le ciel, tosser le mage.

    D’un ton rehausser l’image.


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  •  

    Retour de stage

    Creux poplité

    Aux ailes de papillons.

    Pour vol d’hoplite.


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  •  

    Hommage à un certain Brunô, ébouriffeur de plumes.

    T’imaginer en Serpentaire

    Plutôt qu’en Vers sots.

    Balance ou Taureau

    Ou sagement Sagittaire,

    Pas plus Scorpion

    Que Capricorne,

    De Bélier belle corne

    Et point Poisson.

    Si tu te camoufles

    En tête au nez cassé,

    Je dirais, cher Brunô,

    Foin de signes et d’étiquettes :

    Tu es ce que tu signes.


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  • On vient de m'offrir un tout petit brin de mimosa, éclos malgré le gel passé. Je vous offre, amis de "Croqueurs de mots", deux poèmes écrits l'an dernier, alors que les mimosas étaient dans leur splendeur.

    « Mimosa » - 1

     

    Mimi osa parler au mime

    Qui mima un somme.

    Elle fit une drôle de mine,

    Il lui offrit du mimosa.

     

    « Mimosa » - 2

    (à la manière de Francis Ponge)

     

    Déjà, deux M pour se faire des mimis,

    Pour finir sur un A extatique :

    Tout un programme.

    Que veut-il mimer, ce discret

    Qui ose fleurir en plein hiver ?

    Fleurir ? Exploser plutôt,

    Nous éclabousser de son jaune presque acide,

    Nous éclabousser de parfum indécent

    En cette saison frigide.

     


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  • Qu’y a-t-il donc de résilience

    A congruence ?

    Congre ruisselant

    Ou silure incongru,

    Briser plutôt la congruence

    Pour s’établir en résilience.


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  • Des cargos descendent l’estuaire

    En passant près de l’autre rive.

    La brume aveugle, comme un suaire.

    Ils cornent et passent, à la dérive.

     

    La brume, atmosphère dépolie

    Moiteur légère, lumière diffuse,

    Vision sans repères, abolie,

    A travers elle le soleil fuse.

     

    Ces gros cétacés métalliques

    Emergent subrepticement,

    Grosses déjections telluriques

    Dissoutes silencieusement.


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