• Je ressors un poème écrit en 2009. Il est encore valable aujourd'hui.

     

    Dans le jardin mouillé les cagouilles vont paître. 

    Le vert montant des herbes rejoint celui qui plombe 

    Les feuillages alourdis par la pluie obstinée. 

    Sous les orties fleuries on peut voir apparaître 

    Des touffes de chiendent. Le vol d’une palombe 

    Rompt l’ennui qu’égaierait un feu de cheminée. 

    Sous le figuier trempé on ne peut reconnaître 

    Les ancolies, fanées. On dirait que des rhombes 

    Flottent sur le bassin, reflets de mes pensées. 


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  • LEROT

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lorsque j'ai voulu enfiler mes après-skis, bien venus par ces froidures passées, j'ai senti au fond quelque chose de grif'poilu: ce charmant lérot, cousin du loir, avait trouvé un hôtel de luxe pour son hiver. Je l'ai remis au chaud - dans un hébergement déclassé... Est-ce lui qui cueille les dernières amandes restées sur l'arbre, les coince astucieusement dans un creux du vieux pommier pour les ouvrir plus facilement? le sol est jonché d'éclats de coquilles.

    Cela m'a rappelé cette charmante berceuse de Simone Ratel:

    Bien au creux, bien au chaud
    Mon gras mon doux mon beau
    Poil luisant pattes fines
    Mon petit loir dort
    Dort et dîne
    Dîne et dort
    Un petit loir qui dort
    Dort et dîne
    Dîne et dort

    Voici l'hiver venu
    Les petits rats tout nus
    Nichent dans la farine
    Mon petit loir dort
    Aux arbres du verger
    Bois sec noyaux rongés
    Le vent chante famine
    Mon petit loir dort


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  • LE CHANT DU FIGUIER

     

    Dans les entrailles du figuier, il y a un nid. Des mésanges bleues. Quand les petits piaillent, on dirait que le figuier ronfle comme un ogre repu.


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  • MALGRE LA PLUIE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Elles ont fleuri

    Malgré la pluie.


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  • Les gousses de Bignonia ne feront plus, au vent,

    Leur bruit de sèches castagnettes.

    J’ai coupé court les tiges raides

    Au bout desquelles elles s’agitaient.

    Elles ont éclaté, répandant leurs semences

    Comme bruns confettis.

    C’était drôle, et j’ai ri.


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  • SALADE DE FLEURS

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour faire une salade de fleurs

    Laisser pousser les herbes folles

    Tout l'hiver et tout le printemps.

    Juin venu, cueillir délicatement

    Toutes les fleurs qui se mangent.

    Ajouter un peu de roquette, et de la menthe,

    Et toutes herbes parfumées.

    Assaisonner - à peine!


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  •  

    Dans les pavots fleuris on les entend vrombir.                             

    Il faut presque se mettre sur la pointe des pieds pour y voir,

    Affairés, les bourdons cul-blanc ivres de pollen

    Se vautrer dans leurs étamines.


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  • LA PORTE DU JARDIN

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour pénétrer dans le jardin

    Il faut franchir la porte

    Sinon on ne se perdra

    Pas.

    On s'arrachera le cœur aux ronces

    Se brûlera aux sucs d'orties…

    Mais si l'on franchit bien la porte

    Alors on tombera, comme le fit Alice:

    Le jardin émerveille.


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  • Coucou, c'est le coucou.

    Coucou-ou Cou, la tourterelle

    Réveil en douceur.


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  • FLEUR

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Clin d'œil du pissenlit: à l'abri

    Dans l'aisselle du figuier, a fleuri.


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