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    Un film grave et poignant, beau comme la folie, beau comme le désespoir dont la poésie nous sauve, un film qui honore ceux qui vont de travers, les perdants, les trop sensibles, les incompris ; un film poétique qui m'a dit : tu as droit d’être bizarre. Osons l'art, qui est poésie. Du plus obscur au plus célèbre, c’est la même famille.

    Comme ce film m’a fait du bien !

    Un film d'Erik Lieshout, Reinier van Brummelen et Arno Hagers

     avec

    Iggy Pop Michel Houellebecq Anne Claire Bourdin Jérôme Tessier  Robert Combas

     


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  • Un verre d’un vert profond d’abysses

    Reflets d’huîtres nourries de navicules bleues

    Je l’ai humé, ai-je rêvé ?

    J’ai cru sentir un parfum d’iode et de maremmes.

     

    https://www.lucileviaud.com/


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  • Pour compléter la collection de falaises que nous offre Jeanne, voici une de celles qui bordent les plages, chez moi, et le texte, écrit en 2011, inspiré par cet endroit magique:

     FALAISE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Falaise aux colonnes sans métopes,

    Striée de rides et de méplats,

    J’ai écouté battre ton cœur

    A tous ces petits orifices ronds,

    Profonds

    Comme des conduits auditifs.

    Il était silencieux

    Mais de l’eau vive s’écoulait

    Fraîche et pure, chantante,

    De cette source comme un sexe de femme,

    S’écoulait dans le sable -

    Inflorescences bues.

    Aux aisselles lui poussent des buissons.

    Un mamelon grêlé

    Émerge hors du sable.

    Parfois de l’eau suintante lui fait la peau lustrée,

    Ou le grain sec et chaud quand la roche est foncée :

    Rouilles, bruns, ardoise, anthracite,

    Ou claire et presque froide :

    Crème, beiges, ou gris bleutés.

    Teintures végétales

    Pour des phanères ensoleillés :

    Vert pré, vert épinard, vert mousse -

    Quelle étrange sororité je sens

    Entre la roche et l’être humain.

     

     


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  • JANVIER 2014  3

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Feu éteint. Que des cendres.

    A l'Est des braises couvent sous le ciel.

    Pour quelles flambées, quels incendies?

    Ou quels déluges?


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  • COULEUVRE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Venue me voir

    Un soir.

    A fait tomber le chapeau

    Posé sur l'escabeau.

    Après photo, l'ai prise

    A mains gantées.

    Comme elle frémissait!

    Bien plus que moi.

    Retour au jardin,

    A te revoir…


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    Pour Eglantine-Lilas, qui nous propose:

    La campagne, la nature, les arbres, les petits oiseaux etc ...

     

    Quand j'aurai mis la graine en pot,

    Quand une tige aura poussé

    Je  mettrai l'arbre dans la terre.

    Lui chanterai, les yeux ferlés,

    Quelques berceuses, à demi-mots.

    Quand la cime atteindra le ciel

    Je suspendrai à son houppier

    Un hamac en fils de la vierge.

    On verra fleurir des larmiers

    Les abeilles en feront leur miel. 


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    Le ciel, un matin, noir.

    Ouvrez la parenthèse.

    Tapez étoile.

    Le jour se lève.

    (Sur le chemin, je vois un fin croissant de Lune, et Vénus)

     


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  •  

     

    Une boucle de la spirale de vie

    Nous a replacées

    Juste au dessus de notre enfance

    Nous y avons plongé.

    Enfance ardente et généreuse

    -Le Temps soudain dissout…


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  •  

    Dans le musée,

    Sourires dévoilés

    Par lumière diffusée

    A travers le marbre.

    Eclats sombres de jades et de bronzes.

    Eclats de Chine ancienne

    Comme sortis du Rêve*.

    Dans le jardin,

    Eclats d’enfants

    Eclats de rire.

    Eclats de feuillage

    D’un opulent platane.

    Eclats de soleil doux.

    * « le rêve dans le pavillon rouge »roman classique chinois


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  •  

    Je ne le savais pas.

    J’avais rendez-vous. Intime :

    J’étais seule avec eux.

    Gorge serrée.

    C’était Cézanne.

    C’étaient Gauguin, Van Gogh.

    Et puis Cézanne.


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