•  

    C’est l’odeur d’iode et de varech.

    Le vent, qui sèche les embruns : lèvres salées

    Goulument léchées.

    C’est l’appel.


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    Quand le chant prend son vol

    Et plane,

    Il y a grand danger.

    Il faut à chaque grain de temps qui passe,

    Sur chaque note, chaque silence,

    Donner tout soi.

    Puiser dans l’énergie

    Pour se livrer,

    Se mettre nu,

    En étant la maîtrise même.

    Se sentir en danger.

    Alors le chant s’envole

    Du plus profond

    Et la voix plane.

    Et l’on tutoie les cieux.


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  • Chaque matin m’en vais voir l’amandier,

    Ses boutons peu à peu qui pointent vers le ciel.

    En silence ils témoignent de sa vitalité.


    Dans des cercles, des gens témoignent en silence.

    Protestation muette contre l’homme inHumain.

    Cercles partout, qui se joindront un jour

    Comme gouttes de pluies recouvrant tout le sol:

    Arroser la planète de cercles de silence,

    Pour dire d’un brame muet

    Injustice et violence.


    Sur le cercle, des ombres qui s’allongent

    Jusqu’à venir aux pieds de ceux qui leur font face,

    Symbole respectueux et tendre.

    Ombres solides et sûres, Giacomettis en marche.

    Chacun, comme un bouton de l’amandier, témoigne.

    (voir: Ligue des Droits de l'Homme. Cercles de silence)


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  •  

    Rêve. Miroir brisé,

    Face pâle des choses.

    Un amour effleuré

    Descend la pente aux colonnes de bois ciré.

    Rêve. Émotions écloses,

    Sentiments fécondés,

    Réveil émerveillé.


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  •  

    La poésie, c’est rien qu’ des mots,

    Des mots beaux et des mots moches

    Qu’on mixe ensemble, ça les bouloche.

    La poésie, c’est des mots-chœur,

    Ou des mots tristes ; et la motrice

    De tout ça, c’est la musique.

    Mots extatiques ou excentriques,

    Alanguis ou bien trépidants.

    La poésie, c’est rien qu’ du sentiment.


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  • Je suis un peu en retard, qu'Eglantine-Lilas me pardonne, ainsi que tout ceux à qui j'aimerais laisser un commentaire, et en suis empêchée par un caprice informatique.

     

    Mettre plein de mots dans sa bouche,

    Les mâcher, polir, les creuser,

    Puis les laisser couler, ruisseau fantasque ;

    Brillants ou mats, rugueux, rythmés,

    Pâte sonore et vivifiante.


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  • Pour le défi 59, Jill Bill nous propose de nous souvenir.

     

    Odeurs.

    Herbes sèches

    Meules de foin ravagées par nos jeux.

    Odeurs.

    Granit rugueux

    Les orteils s’agrippent aux cravants

    Pour sauts de chèvre. Varechs et iode.

    Odeurs.

    Un grenier abandonné

    Où trainent des « Nous deux » moisis

    Lus en secret, friandise dérobée.

    Odeurs.

    Des souvenirs tatoués

    Au plus profond du derme.


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  • texte ancien retrouvé.

    Sur la grève de la nuit

    La lune claire, lunule unique ;

    Dans les remous de ma bouche roulent

    Des galets de mots qui sortent, polis, râpeux,

    Brillants ou plats.

    Sous la grève de la nuit

    Hallali des mots non lus.


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  •  

    On entendrait le silence des oiseaux en pleurs,

    Ca vrombirait dans la caverne,

    On en aurait les ouïes flétries,

    Un nuage masquerait le vent,

    On rêverait de poésie.


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  •  

    Traverser sans frémir

    Un flot discontinu

    De marathoniens blêmes.

    Se laisser enchanter

    Par la pure folie, la folle poésie

    D’un spectacle de clowns.

    Baigner, lors du retour

    Dans l’ambiance incroyable

    D’un ciel si chaotique

    Que trois soleils couchants,

    Dans d’autres azimuts,

    Faisaient perdre le nord.

    Dernière nuée enfin,

    Couleur de prune sombre

    Avant de basculer pour de bon dans la nuit


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