• Je connaissais Anne-Marie Garat pour avoir lu sa magnifique trilogie – qui me fait la comparer à Zola : « Dans la main du diable », « L’enfant des ténèbres », « Pense à demain ». Aussi j’ai acheté son « Humeur noire » dès que j’en ai entendu parler. Récit engagé où l’auteure, partant d’un cartel vu au musée d’Aquitaine, en vient à écrire les histoires fouillées de l’esclavage, de la ville de Bordeaux, tout en nous racontant sa propre histoire, et celle de sa famille. Tout cela passionnant, de son écriture dense, dynamique, engagée, percutante, et que l’humour recadre. Et l’on se réjouit qu’elle ait renoncé à l’action directe…au profit de l'écriture.

     


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  • J’ai trouvé cette belle définition de la laïcité dans le dernier Charlie Hebdo. C’est de Delphine Horvilleur, rabbin, citée dans sa chronique  par Yann Diener :

    « Elle empêche une foi ou une appartenance de saturer tout l’espace. »


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  • Dimanche confiné, sous la pluie, au coin du feu pour égayer la maison, il ne fait pas froid.                     

    « Des papous dans la tête », l’émission disparue de France Culture me manque.

     Heureusement je suis en plongée vertigineuse dans « L’anomalie », d’Hervé Le Tellier, ancien de l’équipe, oulipien et  scientifique.

     


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  • "Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs"

     Avec un ethnographe mollasson phagocyté par son sujet d’étude, Mathias Enard nous entraine de la trivialité la plus rabelaisienne à de la broderie au petit point, des boucles qui s’entremêlent dans quatre dimensions - on s'y perd délicieusement et on s'y retrouve.

    Un grand roman pictonnesque.


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  • J'ai lu le superbe "Yoga", d'Emmanuel Carrère, et je viens de l'écouter avec grand intérêt dialoguer avec Alain Finkielkraut sur France Culture dans "Répliques".

     


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  • Après "Apaisement", qui m'avait profondément nourrie, je retrouve le journal de Charles Juliet avec "Gratitude". Ce sont des pensées, des réflexions, courtes ou plus approfondies, sur des évènements banals ou complexes, des rencontres, qu'il évoque de son regard bienveillant. Une attention sensible envers des gens, modestes ou connus, auxquels il rend hommage pour leur belle âme, nous dévoilant ainsi la sienne, et sa droiture.

    A Charles Juliet, je voudrais exprimer ma gratitude.


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  • Jeudi 19 Juillet, au festival de musique de Saintes, était donné « Didon et Énée », superbe petit opéra de Henry Purcell.

    Les jeunes musiciens et chanteurs de l’académie d’Ambronay étaient coachés par Paul Agnew, successeur de William Christie à la tête de l’ensemble « Les Arts Florissants ».

    Une distribution réduite, une mise en espace parfaite accompagnant la musique sans lui faire ombrage, d’excellents artistes prometteurs qui ont assumé seuls le déroulement du spectacle, Paul Agnew ayant eu la modestie et l’élégance de se retirer.

    Émotion intense dans la superbe Abbaye aux Dames. Un long silence avant que n’éclatent les applaudissements tant on avait envie de prolonger encore cette émotion. Puis une standing ovation de plusieurs minutes.

    Merci à eux.


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    Je ne la connaissais pas avant que l’on ne m’offre, ensemble, « KA TA » et « Faillir être flingué ». L’extrême Orient et le Far West. J’ai commencé par « KA TA » car j’aime le Japon ; c’est un exercice de style flamboyant sur un des arts martiaux traditionnel. Je suis entrée avec circonspection, aux antipodes,  dans le Far West de « Faillir être flingué » – ce titre pas très attirant, et prise immédiatement dans les rets d’un style reconnu, d’une richesse de détails, d’imaginaire, de caractère des personnages, avec des rires et des sourires, et l’époustouflante  construction arachnéenne.

    Une extra-terrestre, cette Cécile Minard !


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  • Un superbe cadeau que nous fait Jim Jarmusch avec "Paterson", que je viens de voir.

    C’est un hymne à la poésie ; à qui sait la saisir dans son quotidien, banal, ou original. Un film calme et tranquille, dont je suis sortie habitée d’un profond bonheur. Malgré tout le reste. Il nous chuchote  ce que l’on ne doit plus ignorer: la poésie rend heureux.


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  • Pierre Etaix est mort. Un artiste complet. Un grand poète au nez rouge.

    J’avais eu la bonne idée d’acheter le coffret DVD (chez Arte éditions) de son œuvre intégrale, lorsque ses films, restaurés, ont enfin pu être commercialisés. Je redécouvre avec une émotion ponctuée d'éclats de rire « Le grand amour », « Le soupirant », « Pays de cocagne », « Yoyo », « Tant qu’on a la santé ».

    Dommage qu’il ait été si mal connu.


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