• Grâce à la suggestion que me fait Carole dans son commentaire, j'ai remanié cet essai de traduction. Je vous le livre:

     

    Les roses, que j’ai brisées dans la haie nocturne

    Exhalent un parfum plus doux que le diurne ;

    J’en étais imprégné par les branches agitées,

    Humecté de rosée.

     

    Le parfum, cette nuit, au bouton de tes lèvres,

    Je l’ai cueilli, j'étais glacé et plein de fièvre.

    Que ton âme émue elle aussi, rende les armes

    Et que tu fondes, en larmes.

     

    C'est important de comprendre le mieux possible le sens des textes que l'on chante. Lorsque ce sont des poèmes, mis en musique, je me régale à essayer de les traduire au mieux des sentiments exprimés.

     

    Hans Schmidt     Sapphische Ode 

     

     Rosen brach ich nachts mir am dunklen Hage;

     Süßer hauchten Duft sie als je am Tage;

     Doch verstreuten reich die bewegten Äste

     Tau, der mich näßte.

     

    Auch der Küsse Duft mich wie nie berückte,

     Die ich nachts vom Strauch deiner Lippen pflückte:

     Doch auch dir, bewegt im Gemüt gleich jenen,

     Tauten die Tränen.

     

    Les roses que j’ai brisées dans la haie nocturne

    Exhalent un parfum plus doux que le diurne ;

    J’en étais imprégné par les branches agitées,

    Humecté de rosée.

     

    Le parfum du baiser ne laisse pas de glace,

    Celui cueilli la nuit à tes lèvres en rosace.

    Qu’en toi aussi l’âme s’émeuve, baisse les armes,

    Et que tu fondes en larmes.


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  •  

    Klaus Groth

    Wie Melodien zieht es

    Mir leise durch den Sinn,

    Wie frühlingsblumen blüht es,

    Und schwebt wie Duft dahin.

     

    Doch kommt das Wort und fasst es

    Und führt es vor das Aug’,

    Wie Nebelgrau erblasst es

    Und schwindet wie ein Hauch.

     

    Und dennoch ruht im Reime

    Verborgen wohl ein Duft,

    Den mild aus stillem Keime

    Ein feuchtes Auge ruft.

     

     

     

    Comme une mélodie s’en vient

    Tout doucement dans mon esprit,

    Comme fleurs au printemps, fleurit

    Et flotte au loin comme un parfum.

     

    Mais les mots écrits pour le dire

    Lorsque j’y pose mon regard,

    Cela pâlit comme un brouillard

    Et disparait comme un soupir.

     

    Cependant reste dans mes rimes

    Un effluve en secret blotti

    Qui du bouton tout endormi

    Sortira, au regard intime.  

       

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  • C'est la suite du précédent jeu concours. C'est Leodamgan qui propose, cette fois:

    Un texte où il est question du  « quiproquo ».

     

    Mars livra en Avril

    Une caque d’œufs de Pâques

    De cent ans ou d'avant. 

    Tant pis car en sortit

    Non Venus: des tortues

    Luth. Poète, prends ta flûte…

     


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  • Un jeu d'écriture proposé par Carnets paresseux

     

    On a dit Mars, entendu Février

    On a lu Mars, on a vu Février.

    Un Mardi était Blaise, l'autre était Gras,

    Bonheur en double pour deux Vendredi treize,

    L’un fête Aimée et l’autre le Printemps,

    La lune s’en mêle, et deux marées du siècle.

    L’un est bien court, quand son écho s’étire

    S’étire sauf quand c’est l’année bissextile

    …Née bissexuelle…

    …Mi textile…

    …Textuel…

    …Elles………


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  • Jeanne Fadosi propose de faire parler ces chaises:

    DEFI 126 CHEZ LES CROQUEURS DE MOTS

     

     

     

     

     

     

     

    Quand les chaises ont des bras

    Elles s’appellent fauteuils,

    Quand des dossiers n’ont pas

    Tabourets nous accueillent.

    Elles vont à quatre pattes

    Pourtant ne bougent pas.

    Ces deux chaises m’ épatent :

    Elles parlent si bas

    Que je n’ai pas compris

    Du tout ce qu’elles ont dit.

     

     

     


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  • Tricôtine a passé la barre à Domi:

    En guise d’intronisation notre nouveau commandant de bord

    propose de préparer une crémaillère.

     

    Confectionner une crème à Hyères

    Une fraîche, pas une crème d’hier,

    Pour le même prix, emporter la crémière

    Qui, d’une cuillerée d’écume de mer

    Émulsionnée d’iode dans une louche

    Restera longtemps dans la bouche.


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  • Lenaïg propose de choisir entre deux photos. Choisir!

    DEFI 118 CHEZ " CROQUEURS DE MOTS"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - Ici, avant, il y avait un arbre à chat

    -Un arbre à achats? Dans ce désert?

    -Non, un arbre. A. Chats. Avec des chats dedans, en boule, comme les fruits d'un arbre à pain.

    -Un chat, c'est pas un fruit. Le pain non plus, d'ailleurs.

    -Mais on peut faire du pain en forme de chat.

    -Quand l'autocar passera, on ira faire l'achat d'un chat-pain.


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  • Avec des verbes pris chez Marguerite  Yourcenar

    On dit aimer à en mourir

    Et pourtant aimer nous fait vivre.

    Comment croire que l'on peut vivre

    Et mourir sans avoir aimé?


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  • Prenez votre livre de chevet ou le premier livre qui passe à votre portée.

    récolter dix mots selon la consigne

     

    Passé/Nombreux/Dire/Trouble/Assombrir/Coup/Bouddha/Criquet/Fourré/

    Permettre

    Le ciel s'assombrit d'un coup et l'orage éclata avec un violent coup de tonnerre. Bouddha, fameux joueur de criquet de l'équipe indienne ainsi surnommé à cause de la longueur de ses oreilles, rata son coup et envoya la balle dans un fourré. L'entraîneur furieux lâcha une bordée d'insultes, car l'équipe nationale ne pouvait pas se permettre de perdre cette partie, éminemment politique, contre le Pakistan. Bouddha, impassible, pensa qu'avec un passé comme le sien, les nombreux buts qu'il avait marqués, il n'avait qu'à le laisser dire sans montrer le moindre trouble. La politique… le sport… ne sont-ils pas qu'illusion?

    Ayant regardé récemment sur Arte le film japonais "Rashomon", vu au cinéma il y a bien longtemps, j'ai eu envie de relire les contes d'Akutagawa, les mots en sont tirés. 

     


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  • Il fallait utiliser à sa guise 13 mots, que j'ai soulignés:

     

    Nostalgie

    A pied sur le chemin mon esprit s'abandonne;

    Brouillard des souvenirs empreints de nostalgie.

    Soudain un éclair blanc: l'orage sombre tonne;

    A l'abri sous les feuilles je regarde éblouie

     

    Le ruisseau miroitant qui traverse le pré.

    J'entends le chant de l'eau, une voix qui murmure,

    Et je ferme les yeux. Le vacarme a cessé,

    La pluie s'est arrêtée. Je voudrais tant que dure

     

    Ce silence sublime, quand tout est suspendu

    Instant d'éternité que je sens correspondre

    Au rythme de mon cœur - un paradis perdu?


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