• Pudique équinoxe

    La brume à voilé ses dessous

    De grande marée basse.


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  • Un poème ancien, de la rubrique "Gironde", que je réédite, n'ayant pas le loisir d'écrire de nouveaux textes.

    Des cargos descendent l’estuaire

    En passant près de l’autre rive.

    La brume aveugle, comme un suaire.

    Ils cornent et passent, à la dérive.

     

    La brume, atmosphère dépolie

    Moiteur légère, lumière diffuse,

    Vision sans repères, abolie,

    A travers elle le soleil fuse.

     

    Ces gros cétacés métalliques

    Emergent subrepticement,

    Grosses déjections telluriques

    Dissoutes silencieusement.


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  • J'ai retrouvé ces deux textes, écris en 1996, après un débarquement illicite sur l'île de Patiras, alors complètement à l'abandon.

    Île de Patiras.

      Comme un gros insecte plat se préparant à la toilette, l’île a tendu maladroitement sa patte de métal rouillé. Nous n’avons pas refusé cette invite, mais l’île nous a reçus avec réticence, nous offrant, avec la boue, de hautes herbes pleines de grattons d’où s’envolaient des nuées de moustiques. Nous avons traversé cette pampa incertaine où les roseaux ne se distinguaient pas du maïs, arrachant nos pas lourds à la succion de la glaise.

      Sur le mur de l’école abandonnée, j’ai cueilli un bouton de rose fort parfumé. Dans le chai inutile, les toiles d’araignées arquées comme de petits hamacs semblaient le reflet des copeaux de glaise qui s’étaient retroussés en séchant, témoignages des inondations de l’hiver. Il restait du vin en bouteilles et nous en avons pris. Larcin bien innocent, mais Patiras s’est vengée car le vin était mauvais.

      Nous sommes repartis à travers cette mouvance verte, avec des arbres comme amers, tandis que le château blanc d’un pétrolier défilait imperturbablement. A moins que l’île elle-même, vaincue par l’élément liquide, ne dérivât lentement devant le cargo statufié.

    Il faudra revenir, Patiras, un jour que tu seras plus sèche. Nous aurons alors le loisir de t’épingler dans nos souvenirs entomologistes.

     

    Patiras, nombril de Gironde,

    Comme un nœud dans la croissance d’un arbre.

    Étirée comme une navette sur du cuivre en fusion

    Et veloutée du vert de tes champs de maïs,

    Frôlée d’un bord par un pétrolier blanc

    Sur l’autre notre voilier tenu serré au ponton de métal.

     


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  • J'aperçois la Gironde, aujourd'hui d'un vert laiteux, très pâle.

    J'entends le claquement de bec des cigognes

    Mécanique comme un bruit de moteur.


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  • 8 Février 2014

    Sous le grain

    des moutons mordants

    qui déferlent.


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  • Rassemblées  dans de petites criques herbues,

    Elles cancanaient doucement.

    Conversations de bernaches.


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  • Toujours ce Mai de pluie.

    Sous la pluie l'océan avait couleur d'yeux pers

    Dont un grain soulignait, rimmel de jade sombre,

    L'étendue vert amande.

    Au-delà Cordouan, brouillé, semblait flotter.

    A terre les arbres, feuillages lourds,

    Recevaient de la pluie généreuse provende.


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  •  

    Fin de marée montante au pied des falaises, avec un peu de houle.

    Chou chouou chouou chouou chouou

    RRan chouou

    Boum! Chou chouou chouou

    Vloum Pchill

    Vloum Pchill

    RRan chouou…


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  •  

    Pâques sur l’estran à basse mer.

    On y cherche les œufs de raies.


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  •  

    Dans le creux d’une conche

    Reste une coque vide.

    Naissance de raie divine ?

    Oeuf de raie

     

     


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