Hommage à un blog plein de photos superbes, dont celles qui m'ont inspiré ce texte , à voir sur toun 33 Eclatante argiope Telle une Pénélope Ecartelée au milieu de sa toile Qui vibre, offerte au vent, Attend son frêle amant Dont le sort est celé sous...
Que tu tricotes en faisant des bulles Ou que tu bulles en tricotant Ton néon pétillant Fait jaillir de ta plume Des écrits remarquables, Jaillir de tes aiguilles Des œuvres adorables. TRES GROSSES BISES, PASCALE.
C’est de l’autre côté, C’est ailleurs, C’est l’autre face, C’est l’étrange. Fascination inquiète, On peut s’y perdre. On y est mis à nu. C’est une immensité, C’est un miroir, un puits sans fond Où s’engloutir. C’est un ravissement.
Si ver, Serais solitaire. Sans fugue ni raison. Glas de ma veine. Tige trop dure – sans jus. Mots tus. Pour être sage.
Le croque-mots enterre nos peurs En dégustant des mots vengeurs. Il part en glissade sur une phrase Suce les verbes, les écrase, Slam, les déglutit d’un coup de glotte. Et nous des oreilles on sirote.
thème " Oeil ou yeux " Une comptine pour Tricôtine Ouille ouille ouille Aïe aïe aïe Œil œil œil Yeux yeux yeux Il n’y a que mal qui m’aille Quand je me mets le doigt dans l’œil.
Le temps versatile L’humeur pusillanime L’octopus a des puces La courbure se dressant Noir abyssal sifflant D’écume épileptique Un surf au dessous du volcan Que pas lu Pas encore Un jour à l’envers sous la terre J’aurai loisirs.
Gelé ce matin Le chemin croustille : Toast de lune. Ou bien : Gelé ce matin, Tout blanc, le chemin croustille Comme un toast de lune.
Je ne te promets qu’une chose, Tricôtine : un acrostiche Promettre est chose difficile, Remettre est une tentation, Omettre est dissimulation. Mesurer ce que l’on promet, Essayer lors de s’y tenir Sans faillir, sans faiblesse d’âme. Silencieusement persister,...
Une aigue sous-marine Et un rubis sur l’ongle Pour l’apis melliflue Qui lazule ici bas.
Quand mordra L’orque De la passion morte, On déposera le torque, Plus de joug à son cou. Torquemada ! Torquemada ! Criera le peintre dada Mais dalit fada. La couche sera un vaste champ Ouvert à la folie. On brandira le torque ardent A tous les vents.
Puisqu'il faut bien finir, personne ne l'a demandé, mais je tente un haïku (Voir la série: La nuit porte conseil) Loin des roches importunes Marins, par nuit sans lune, Que suivre: Astres ou Bêtes?
Elle s’agite autour de moi Ou ne bouge. Me colle aux pieds – Je frémis et elle s’agite. Ogre, épouvantail, elle danse, Elle m’étourdit. Elle est moi : Elle est là et virtuelle. Me dit l’heure et la saison.
En hommage à Claude Mollard et Tomi Ungerer. Sur le chemin des deux fois nés, Deux nénés En circumambulation Des consciences parturientes Six anses Pour verser le fait qu’on riz Au lait, olé ! Sperme divin de singe Ou sphinge Ou ours. Un.
Ouvrir cette zébrure, Comme une déchirure dans l'azur, Balafre ardente d'un bleu de braise Qui épure. Y glisser, geste furtif à déployer Dans l'avers d'un vide intuitif. Achever d'un plume avide: Tracer un paraphe intrépide.
Divagation martienne J’ai l’upupa epops Dans l’rétro Qui chatouille mon echinops Ritro. Plus de peps, C’est du pipeau. Entrée d’ Nicéphore Niepce De dos Drapé dans du reps, Pour quelle photo ? Sortie de Daniel Rops : L’upupa chante. Repos.
Brunô nous convie cette fois à célébrer l'arrivée du printemps par un enterrement de première classe: Novembre en Mars? A l'enterrement d'mes illusions Souvent je suis allée, Car toujours, et à profusion, Elles ont repoussé.
Zeugme ? Une faille où tombe la raison. Une interface où se connecte Un ailleurs. Un accueil de l’étrange, Occultation de sens, Reflet brisé de la réalité. Chute en cinquième dimension.
Spirales Ça vrille, ca taraude ça fore. Ça fore à la foraminifère. Vibrations Marteau piqueur, tremblement de terre, Fièvre, fibrillations. Pulsations Salsa pulvérisée Rotations...
M étamorphosé par son casque, A cheval sur la Tarasque S e livrant à toutes les frasques Q ui venaient à son esprit fantasque, U ne main retenant ses basques. E n se penchant sur une vasque, S urpris, il tomba le masque.
Ou la musicalité du vert-de-gris... Alitée! Quelle alacrité! Serais-je grippée? Littérature; pas de température, Juste fièvre du samedi soir Versus collutoire à déglutir A petits coup de glotte: Une musique de qualité, Muses!
Pour rebondir sur la Textoésie de Suzâme. Le silence convient Devant tant de beauté. Besoin de partager, Quel meilleur lien?
Pour Enriqueta qui propose "Superstition" Supputation Perquisition Station étoiles Titillation Scions, scions Supervision Des gnomons En ignition Submersion farine Déréliction sucrine Superstition ? Supraconduction.
Sur une idée de Suzâme. Le printemps de Botticelli Descend de son coquillage Acclamé par les violons de Vivaldi.
A la demande de Commios Pour faire un poème déluré Prendre une cape de vertu S’y draper et d’un air hautain S’avancer, regard élevé D’une déesse au pied menu. Qu’elle dérape, c’est le gadin, Et d’un coup la cape envolée ! Dessous, vois, la belle était...