Je retrouve ce haïku, écrit avant mon déménagement: Petite et sèche la seule prune de l'arbre - un délice
Cet automne, les feuilles tombent, je me détache peu à peu ; par les racines. Où se replantera mon arbre vieillissant ?
A Cognac est un horloger Qui vit, tic, parmi des pendules. Leurs balanciers désaccordés M’emportent, tac, hors du présent. Quand elles se mettent à sonner Je pense aux tics bizarres d’Alice Ou pire, à ceux, tac, d’un Maigret…
Côté rue, bruits de la ville ; Multitude de sons divers, Bruits de vie, nul ennui. Côté jardin c’est plus discret ; Mais les oiseaux, le vent, L’ondée sur le toit de la véranda, Parfois un train au loin. Dans le doux balancement du hamac Fermer les yeux...
Cette question délicate a fait l'objet des derniers échanges du 5 à 7 philo de Royan. A lire ici, et commenter au même endroit: http://5-a-7-philo-royan.eklablog.com/etudier-le-vivant-est-ce-comprendre-la-vie-c31093260
Norlane Deliz nous propose d'écrire des haïkus en hommage aux femmes. En voici deux: Voilées violées Méprisées, exploitées – tuées ! En voie d’extinction ? Fantasques généreuses Infinies sensibilités – N'avoir plus peur.
20 Mars La terre inclinée sur son axe Entame un dialogue Au spectacle fleuri du printemps; Grand emballement de rayonnements. Terre, printemps, rayonnements.
Qui blasphème ? Ceux qui, à défaut de croire en dieu (- et quel dieu - comment savoir quel est le bon dieu?) croient en l'homme. Ou les barbares qui torturent, lapident, violent, exécutent, au nom d’une religion que l’on dit éclairée ?
D’un labyrinthe d’émotions La vie a fait son peloton. Écheveau de mélancolie Teint aux couleurs de folie. D’un labyrinthe d’émotions S’étire le fil de la vie.
Etre comme dans l'enfance Mettre sa sensibilité à nu Mais passer son temps A essayer de recoudre Les deux parties de moi Irrémédiablement tranchées De haut en bas!
que je sois puriste pour écrire un haïku ou juste poète ?
aucunes illusions cinq novembre deux mille vingt quatre l'agent orange pue
Nous devons nous laver les mains. Le savon est à l'honneur. Justement, Francis Ponge et Denis Podalydès le célèbrent, à écouter ici