Tournesols. D’un unique œil étonné Aspirant au soleil. Sont –ils la nuit Charbonneux Comme des Odilon Redon ?
Lire la suiteUne petite méditation sur le temps, pour Jeanne Fadosi Je me vêts d’un manteau de temps Dont les replis sont souvenirs. Il chatoie et ondule aux vents De mes humeurs et de mes rires. Mais je laisse le vent fripon Emporter ces hardes aux nues Pour m’abandonner...
Lire la suiteAu ventre soyeux D’un ciel poudré de brume Le nombril lumineux D’un lever de lune. Ce matin, lever de soleil dont l'éclat était si tamisé qu'on aurait dit la lune. Et justement, j'avais besoin de la lune, pour, non vraiment la rime, mais presque.
Lire la suiteVoici l’élégant mois d’Avril, D’arbres en fleurs emperruqué, Pétales blancs vite envolés Avec leur parfum volatil. Voici l’élégant mois d’Avril. Le soleil est en majesté, Aveuglant et soudain voilé : Gare à l’averse de grésil. Ne te découvre pas d’un...
Lire la suiteDernière pansélène, Haut dans la nuit, auréolée. Me cueille ce matin, très basse, D’un œil grand ouvert chaleureux et lucide Sous sa paupière de nuages, Avant de s’abîmer à l’ouest. Avec l' Occident qui s’effondre.
Lire la suitePour Tricôtine, sur le thème de la fenêtre. J’ai vu par la fenêtre L’ombre furtive d’un oiseau. J’ai ouvert la fenêtre L’air frais et palpitant du monde A pénétré, j’ai respiré l’espoir. Je suis sortie, enjambant la fenêtre, Souriante évasion Comme une...
Lire la suiteFaire des vers Au versant d’un dévers du temps. Par devers qui, luire Sans lumière et sans champ. Pour de noirs vers luisants Des mots peu reluisants Sur le versant obscur D’une cure de convers absents, Qui lisent des vers obérés Obsédés par la nuit ;...
Lire la suiteTraverser sans frémir Un flot discontinu De marathoniens blêmes. Se laisser enchanter Par la pure folie, la folle poésie D’un spectacle de clowns. Baigner, lors du retour Dans l’ambiance incroyable D’un ciel si chaotique Que trois soleils couchants, Dans...
Lire la suiteLe môle est couvert d’huîtres Comme d’un crépi brun. On domine des mouettes rieuses Dans leur beau plumage d’hiver. Elles tournoient, au dessus De l’écume, qui tournoie – Les moteurs tournent au ralenti. Deux goélands impavides Regardent, Posés sur un...
Lire la suiteCe blog existe, chère Enriqueta, et je l'ai rencontré ici. Grâce à lui, j'ai écrit ce texte, bien obligée de jongler avec beaucoup d'éléments aléatoires. "Imploration de la mouche ou le dernier haïku." Lorsque je repris conscience, le spectacle commençait....
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