Hallecubrations à nuages masqués. Tombés des halles, Bardes bardés de Mastercards Comme rôtis entrelards : En rappel sur des side-cars Sous décibels hyperbares Pour un masterwork jovien, Ces joufflus cumulent, Aux nimbes usurpées, La cire au cul, mules...
Vous êtes plongé(e) dans l'obscurité la plus complète A vos plumes, A vos néons Ayez bon pied, bon oeil... Ecrivez.... à tâtons ... Signé: Tricôtine C’est le noir absolu, l’angoisse, la panne sèche. Fuir la page blanche Tâtonner Lever les mots à grandes...
(Peut-être vaut-il mieux ne pas le lire. Ces propos n'engagent bien sûr que moi). Quand le temps aura fait de moi une vieillarde, J’aimerais ô Merlin, pouvoir sans un remord Fumer du cannabis plutôt qu’être pocharde. Si je devais aller, par quelque coup...
Aveuglement des artifices On trébuche, on tombe, on glisse -Avec délice? Dans quel noir précipice? Inconscience destructrice Ou innocence sans malice. Quel sera le supplice? Quand ça boulloche, Tout s'effiloche. Le monde est moche. Que des reproches Rien...
Aux peuples qui se sont soulevés, avec beaucoup de maturité, pour secouer les jougs qui les entravent, pendant que nous nous laissons glisser confortablement dans une semi-dictature. En hommage, donc, ce ghâzel de Hâfiz, poète persan du 14ème siècle,...
Les arbres tendent vers le ciel Des doigts gelés et tordus Où paraissent des boursoufflures. Hier, elles étaient les noirs stigmates de l’hiver. Aujourd’hui au soleil, elles sont tension, Elles sont désir. Désirs d’arbres Éveillés par la sève qui monte....
1) HIVER / EMOTION / INVITER Inviter l'hiver à sa table, gèle gravement les émotions . 2) AMOUR / MOUCHE / REGARDER Mais si l'on regarde bien les mouches on voit que l'amour est accessible à tous. 3) SORTIR / CAFE / PHOTO Deviner l'avenir dans le marc...
Entrer en anabase ou presser le citron Pour activer l’anabolisme – Peut-être vaut-il mieux se faire anachorète, Rompre le fil, anacoluthe. La vie ne tient jamais qu’à ses anacrotismes Que seul un souffle anabatique Peut apaiser. Survient alors l’analepsie....
Le ciel est gris Comme sont gris mes sentiments. Quelqu’un se noie lentement Sans vouloir de votre main Sans vouloir aucune main Enfouissement désespéré Refus. Refuge bravache et insensé. Quoi ? Être là ? Un tout petit peu ? Juste écouter une parole qui...
C orolles ouvertes A ntennes mobiles Pistils érigés Tentacules déployés Etamines épanouies : Un bouquet de capteurs pour Recueillir l’énergie. GENÔME : GNOME cherche Elément perdu Pourquoi avoir soif d’ Eternité ? Condamnés à vivre à perpétuité ? Rire...
En hommage à Carole Chollet-Buisson, qui sait voir, ressentir dans son coeur, et le dire. La Sterne Plonge (la sterne arctique a fait plus long voyage) Queue ne dépassant pas les ailes au repos Plongeons des plus rapides,quête de nourriture sur les bancs...
Il a bien fallu que j’arrache Ces nombreux pieds de pommes de terre Qui ont repoussé sans vergogne Alors que s’approche l’hiver. C’est qu’ils prennent la place des fèves, Or il est temps de les semer. Et bien j’ai récolté, surprise, Accrochés au bout...
In partibus La vie s’écoule goutte à goutte Par tous les pores, Ou très fort à flot continu. Existence en putréfaction De rien à rien, Au travers d’un inachevé, D’une inaptitude native. Rêche, âcre, tu n’es que douleur. Où est ta candeur imbécile, Où...
Un poète. Mouettes et goélands Largement répandus Par couples isolés Dans tout l’hémisphère nord Un capuchon foncé Nichent en colonies S’élèvent dans l’espace Deux adultes ont couvé Bancs de sable ou galets Mouettes et goélands Dans l’espace ont couvé...
L’oiseau posé sur le chemin Avait prélevé son festin Sur un figuier couvert d’oiseaux : Il avait pris un étourneau. J’arrivais, roulant lentement. L’oiseau s’envola lourdement, Tenant son repas. Effrayé, Contre une vitre il s’est cogné. Dans un cri a...
Si je croyais en un seul dieu, Je penserais qu’il joue aux dés Observant, narquois, à la loupe, Notre fourmilière affolée. J’aimerais bien croire en plusieurs, Les gentils tançant les méchants, Le sourire de la pâquerette Faisant honte au monstre nippon....
Je ne sais qui je suis. Or apparaît, A travers mes écrits, Une image. Je m’y reconnais. J’écris des mots souvent légers. Parfois leur sens m’échappe, Je suis dans un frisson, Une intuition. Nécessité d’écrire. Vous voyez parfois dans ces mots Un sens...
Les cerises mûrissent tôt cette année. Quelques oiseaux, peu nombreux, se laissent attirer par la rutilance claire des griottes. Après un coup de bec, ils renoncent au fruit trop acide. Mais les fourmis profitent de ces petites blessures pour se gaver...
En Octobre Plus un concombre. Les oiseaux, revenus en nombre Se mêlent aux feuilles d'arbres Qui tombent. Bientôt le figuier glabre Ne donnera presque plus d'ombre. Un peu d'eau encore dans le timbre- Il a fait sec. Pour quel opprobre? Argiope, araignée...
Au pied de l’archipel* de feuilles et de fleurs Viennent mourir Les vagues sèches et mortes d’un labour oublié. Archipel anarchique où je ne saurais tondre. Pourquoi faucher la tige haute des roquettes en fleurs Redevenues sauvages, promesses de salades....
Après ce morne hiver les îlots refleurissent. Où étaient les patates, Les fèves en cet Avril se dressent fièrement. Là où fut le compost Les plants de pommes de terre font leur travail: ils poussent. Que l'amandier est beau, Couvert d'amandes; seront-elles...
[écrit en 2009] Pendant que d’une main Avide Je fais moisson de pois gourmands De l’autre œil impavide, Gourmand, Je surveille les framboises gravides. Amazone de l’archipel J’arpente le lagon des pois Armée de mon lance-limace. Coiffée de paille battant...
Quand les feux d’artifices furent terminés. Quand les derniers violoncelles eurent fini de jouer. Quand les derniers projecteurs furent éteints. Quand la foule parquée se fut dispersée Après rituel festin de musiques et de sable, Ne restait le matin sur...
Sur un thème proposé par Fanfan Hiver. Le soleil qui se lève est si pâle Il a l'air épuisé D'avoir brillé De tous côtés Sur nos horreurs et sur nos frasques. Hiver. Je ne veux plus être Homme. Qui viole, humilie et torture Pour mieux tuer. Être qui ne...
J’ai toujours côtoyé le rien C’est mon ombre familière Mon refuge ma tanière J’y bascule au moindre pépin. Ecrire c’est comme une transe Qui relie les neurones aux doigts Alors noter ce que je pense Cela me satisfait parfois. Racler ce qui au fond résiste...