Elle était venue, semée par le vent Dans la cour. Elle avait poussé aux joints du ciment Sans atours. Pensée sauvage, comme un hommage à Claude Lévi-Strauss. Penser à fuir la pensée domestiquée.
Muscaris à toupet- Jacinthe chevelue Dresse sur les talus Son hirsute tignasse.
Miletune propose cette œuvre de saison: Toutes ces pommes ! Que font-ils, cette femme et cet homme ? Qu’attendent-ils, pour la croquer ? Vont-ils pour l’éternité les trier?
Dans le jardin, un pied de bourrache n'a pas cessé de fleurir. Il mérite hommage. Étoiles au bleu précieux Serez-vous clin d’œil auspicieux D’un hiver calamiteux ?
Une boule, Une boule d'étoiles, Une boule d'étoiles blanches. Une boule d'étoiles blanches parfumées jaillies d'un bulbe, Et de larges feuilles recourbées. Offrande odorante aux ours.
Sur cette photo proposée par Miletune :
Pour pénétrer dans le jardin Il faut franchir la porte Sinon on ne se perdra Pas. On s'arrachera le cœur aux ronces Se brûlera aux sucs d'orties… Mais si l'on franchit bien la porte Alors on tombera, comme le fit Alice: Le jardin émerveille.
Pas vraiment l'allure mais bien les cornes du cerf : un lucane volant. (http://www.insectes.org/enquete/lucane-cerf-volant.html)
Clin d'œil du pissenlit: à l'abri Dans l'aisselle du figuier, a fleuri.
Sur cette reproduction d'un tableau d' Ylia Repine représentant le duel d'Eugène Onéguine, thème proposé par Miletune. Étrange, ce destin de Pouchkine Qui mourra lui aussi d'un duel Comme son héros Onéguine. Prémonition? Ou sort cruel?
Un jour je prendrai un bain D'arc en ciel, dans le jardin.
Ma pendule a perdu la tête: Elle chavirait tout le temps Basculant cul par-dessus tête. Alors, depuis, je trompe le temps.
Harold Gilman - clic pour Miletune Ça vibre. Un silence qui résonne? Ou des bruits, étouffés par les odeurs mêlées?
Pour "Le coucou du haïku" (afdj) Filets dans la nuit pêcheurs aux aguets: moisson de rosée.
Thème 19, pour Miletune. L'oiseau s'est figé en gelée Aspirant de son bec la montagne enneigée En survolant deux fleurs De la même couleur. Petit vitrail Attend soleil.
Semaine 18: Incendie, sujet proposé chez Miletune. Un feu d'enfer, Un feu puissant, entrailles de la terre, Comme une goule, Le grand brasier d'un monde qui s'écroule, Chaleur vibrant, Gaz enflammés échappés d'un volcan Ou four dément? Nos illusions dévorées...
Grande, tu ne l’es plus, Mauve Quand passe la tondeuse ; Mais rase, presque chauve. Cependant tu fleuris, frondeuse.
Vite fanée Elle prend le temps de s’ouvrir La fleur de nénuphar.
Au rendez-vous de Mai Les iris faux acores Voisinent au marais Avec les boutons d'or.
Avec des fleurs si légères Est-elle vraiment mortelle ? Si on suce ses baies, Nous envoient-t-elles ad-matrem, Où juste là où la mer est douce ?
Cette œuvre délicate ( Epicerie sentimentale - Jean Bailly) , proposée par Miletune , m'a inspiré deux textes:
Feu éteint. Que des cendres. A l'Est des braises couvent sous le ciel. Pour quelles flambées, quels incendies? Ou quels déluges?
Je vous souhaite, amis blogueurs Autant de levers de soleils que de lunes, Des étoiles plein les yeux, Surtout le cœur à bout de plume: Belles inspirations 2014!
Haïkus inspirés par cette photo, sujet proposé chez Miletune Régates par petit temps Seule la fumée de la clope Montre où est le vent. Croisière, cinq à bord. Nul ne me dispute la barre: Quatre fumeurs bridgeurs… Mouillage dans la brume Veiller le passage...
Pourquoi laisser sa trace? Celle du pied humide que le soleil efface, Celle du chant qui se perd dans l'espace? Etre, disparaître, laisser la place...