Quand le yoyo du temps nous donne le roulis, Que la prairie reçoit des embruns de lumière, Quand l'insecte imago dévore les bractées, Que les toupets explosent, ouvrent les capitules, Le printemps pubescent lance sa fronde: Avril.
Pour savourer une framboise La cueillir tôt matin Fraîche encore et bien mûre. Avec la langue la presser Doucement contre le palais. Il n’y a plus qu’à jouir.
Dans la densité de la douleur dite J’ai trouvé un chemin tracé. Vos mots profonds ont tranché cru : De failles oubliées sourd la trace De vieux sentiments qui me blessent, Bulle informe qui de loin remonte Avec des mots pour ma douleur.
Quelqu'un de rare, Discret et fort. Artiste, musicien, Maître modeste et sûr. Sur ma route incertaine Il est comme un amer. Il a tout mon respect affectueux.
Appel lancinant Dans ce matin encore frais; Quel oiseau inquiet?
Retour de stage Creux poplité Aux ailes de papillons. Pour vol d’hoplite.
Le monde, et toi, c’est dégueulasse. Partout ça poisse. Ca ne devrait rimer à rien D’écrire si bien. (une naïve ignare)
Pendant que l’univers se chiffonne Les artistes désespérément Passent et repassent Essayant de trouver un sens A l’univers bizarrement chiffonné Du poète Jean-Pierre Luminet.
On entendrait le silence des oiseaux en pleurs, Ca vrombirait dans la caverne, On en aurait les ouïes flétries, Un nuage masquerait le vent, On rêverait de poésie.
Je crois, chère ABC, que ce troupeau accourt parce que les vaches ont vu la même chose que moi: Sur un buisson quelque chose frémit On ne sait pas si c’est une dernière feuille qui vibre au vent Ou un oiseau furtif Qui s’est posé brièvement.
J'ai troussé les jupons des lavandes. Le parfum!
HTTP deux points: voyeur qui nous regarde, Avec deux slashs, trancher les mots saucissonnés En rondelles d'arobases, une pointée de moutarde Un clic ou deux et hop, un bug carabiné.
Si la fonte est ductile La cuticule utile La faconde est futile Et la honte, stérile?
Où vas-tu, mon hypocondrie, Sur les rotules ou l’os iliaque ? Aux fantasmes monomaniaques Cèderont mes mitochondries.
Et clin d'oeil à M'annette Je suis péripa téticienne mon esprit ja mais ne va mieux que quand mon corps se meut.
Houle creuse dans l’Archipel. La tondeuse broute et cale. Elle jette dans son sillage Une épaisse écume verte. Les orties déferlent, sans danger ; Mais les petites crêtes vicieuses du carex Bloquent la lame Comme un bout pris dans l’hélice.
La zeuzère au jardin Pond. Larves délétères. La zeuzère éphémère Creuse à cœur et délabre – Quel papillon chagrin Fore et chemine En moi ?
Sonate pour piano en si mineur. Franz Liszt, jouée à Saujon par Abdel Rahman El Bacha. Je ne sais quelle était l’intention du pianiste, Mais au long de cette œuvre forte et magnifiquement jouée, Je vivais jusqu’à l’os Les douleurs et les espoirs des peuples...
Et loge en toi quelque folie. Lie les mots, Lime les, dégraisse, Echine-toi Déchire Laisse aller ton ire Essore jusqu'au dernier jus. Alors respire, Le pire est passé. Tu renais, neuf A la vie, médusé.
Qui donc ici Scie La brume Comme une grume : La tronçonneuse.
Amère criste-marine Triste topique Qui crispe la narine Quand on piétine le sable aride Amarres raides Semis de samares anodines Sur plages toniques Tropiques en crise Vent de folie crimes en série.
Double qui se dédouble d’un crissement douloureux, Miroir de soi ou zone d’ombre – Jamais seule. Face noire, masse manquante, Où est la faille ? Pour quelle tombe ? Rêve solaire contre du vent.
Et loge en toi quelque folie. Lie les mots, Lime les, dégraisse, Échine-toi Déchire Laisse aller ton ire Essore jusqu’au dernier jus. Alors respire, Le pire est passé. Tu renais, neuf A la vie, médusé.
Je fais le choix de la facilité. C asse-tête. Valse H ésitation. O ser trancher. I rrésolution . S électionner. I mpossible R etour.
Il y a du cœur dans ses yeux De la sensibilité dans son rire De l’émotion dans son regard De la tendresse dans son sourire De l’autorité dans sa grâce De la générosité au Bout de ses cheveux feu-follets C’est un elfe, avec ses secrets Alexandre Doubl...