Pluie d'orage: Plaqué au sol, Le parfum du chèvrefeuille.
Les hérons gardes-boeufs Tiennent salon Avec les vaches. Génisses blanches Génisses rousses Gardes-boeufs au piquet. Les gardes-boeufs se posent Où les vaches reposent.
Il y a à l’automne une douceur qui ploie. Des couleurs qui flamboient Puis dans des tons de brun s’éteignent ; ils s’assombrissent En nuances intimistes. Envie de chocolat, ou de café bien fort : Douceur et réconfort.
Dans "Les nuits de Lenaïg" A la première pansélène, chère Lenaïg, La Lune fit au ciel tel raffut Que la Terre en pétard Lança les poètes dans le noir, Renvoyant ces hurluberlus, Vers l’astre blême pour qu’ils le piquent.
Froide fin de Janvier. Un encéphalogramme plat Météorologique.
Ce matin au levant Dans la nuit encore sombre Et la Lune et Vénus Dessinaient dans le ciel Comme un encouragement Aux peuples révoltés.
[Départ en weekend dans la brume matinale] Brume fleurissant A son lever : Ecumes de pissenlits.
Quel rapace en vol plané? Ses rémiges Comme des doigts écartés. Les champs de tournesols Eperdument tournés vers le soleil levant Et l’odeur du maïs.
Eté indien Le chemisier flottant absorbe la chaleur Pendant qu’un vent du sud Un peu frais s’y engouffre voluptueusement.
Dois avoir une chair ductile: Si le soleil me chauffe à moëlle Le moindre froid glace mon sang.
On aurait dit la Lune Dans un halo de brume. Ce n’était que Vénus.
Des larmes retenues. Chagrin rentré Aux bourgeons du poirier.
Au crépuscule, ciel gris, Brume traînant au sol; Entre-deux rose.
Sous sa paupière de nuages L’œil du soleil s’est entr’ouvert Fendu d’orange mêlé de rose.
Ce fol Avril ! Par deux, les diables amphidromes. Cul à cul.
Aux reposoirs, les oiseaux Se sont tus. Elle s'est levée, Orange énorme en majesté. Pas d'étoiles. Présence unique rendue plus lourde encore Par le grelot d'un grillon innocent.
Dans le froid sombre du matin La faucille dorée des druides Etait à saisir à deux mains Pour couper net le vent, fluide Glacé : Lune rousse à son déclin, Tôt dissoute dans le ciel limpide.
Dans la nuit Sous la pluie Cônes de lumière : Deux réverbères. Et puis la brume Levée allume, Les estompant, Des ors mouvants..
Avec le vent, la pluie. Un goéland: Vol stationnaire.
Vent dans le virage, Des feuilles sèches qui roulent, Troupeau bruyant. Piaillant sur la plage, Groupe: des bécasseaux Roulent à petits pas.
La quatrième pansélène. Un rossignol. Une mélodie sous bémol. J’ai vu des lumières qui volent Petits yeux ronds reflets de ciel. Bulles de chant cristallisé. Air suspendu d’un rossignol Dans la nuit claire D'une quatrième pansélène.
A la deuxième pansélène Du côté du levant, La petite Vénus clignait de l’œil Face au coucher de Lune. A la deuxième pansélène Vénus, Au réveil des oiseaux.
Sous le crachin Oiseaux muets. Bois en chagrin.
A Brunô, à qui je souhaite une bonne fête, et qui je l'espère nous régalera encore de ses textes. Elles tombent, toutes desséchées, D'un bruit de papier froissé. Privées par l'été Des couleurs d'automne, dorées.
Le ciel, un gris bleuté qui tire vers le rose, Encore doré à l’ouest : le crépuscule. Elle est là, dans sa majesté ronde. On ne peut l’ignorer. Elle est là, Lune, souverainement belle. Elle fait presque peur tant elle a de présence.