Et puis avec la vieillesse Morceaux recollés D'une identité retrouvée, Assumée d'un ris ironique et joyeux. Il y avait eu puzzle éparpillé, Reconstitué - puis la césure médiane Enfin effacée, comme deux morceaux d'un marbre grec Finissent par s'unir,...
Salle d’attente. Dans l’aquarium les poissons se dédoublent Symétries parallèles ou inversées, Comme s’ils témoignaient du monde Inconnu et noir de particules Qui existeraient dans l’eau-delà.
Trois racines pour faire un arbre. Deux sont les parents. La troisième, singularité. Se noue le tronc Où tout se fond dans un unique élan Jusqu'à la gloire du feuillage Qui s'offre, hommages Au vent, au temps. L'Arbre. Unique.
Les arbres se déplument Les oiseaux se remplument Feuilles volantes...
J'ai entendu. Bruit hors saison, L'ai cherché, à l'oreille. C'était parmi les fleurs momifiées d'éléagne. Cherchant avidement l'improbable pollen: Gros bourdon velouté Egaré en Janvier.
Le vent d'Ouest allège l'atmosphère. Les feuillages s'ébrouent. Autant de voix pour une cantate. A chaque arbre son chant. Modeste roseau, j'essaie d'y glisser mon solo.
Méditation. Comme une calme, limpide Exaltation.
Les araignées dans le jardin tissent leur toile; Dentelles où s'accroche la pluie. Je leur rends grâce et les évite. Souvent hélas, geste trop brusque ou cécité Les voilà sitôt déchirées. Profanation.
Sous ce ciel gris la neige est grise Mais s'il fait beau, à la lumière, Elle devient bleue, verte, même rose, D'un blanc éblouissant, si pur Que l'âme et le cœur en sont neufs, D'une virginité fragile. Le ciel est gris. Triste mon cœur.
Secret. A la marge, Dans les plis Les diaprures les moirures. Le creux d’un mur. L’écorce d’un tronc. Un repli de pudeur. Dans les rides, Menus secrets De notre vie.
Pudique équinoxe La brume à voilé ses dessous De grande marée basse.
Pour Suzâme A la naissance du printemps Il pleut: pétales de fleurs Emportés par le vent. L'herbe déroule tout un tapis de pâquerettes Foulé sans dommage. Enflent les chants d'oiseaux, Ceux de l'hiver; nouveaux venus; Et la nuit, les grenouilles.
Moderne communicant, Dans la sphère des catastrophes Le climat quotidien entêtant Ne devrait tolérer nulle parlotte. Moderne, catastrophe, climat, parlotte
Brume, ciel descendu au sol, Enveloppe et protège: un cocon froid. Envie de s'y perdre à jamais. Sans un repère, L'âme intranquille, prise en gelée, se calme. Puis le ciel se déchire. On voudrait le soleil. Mon âme en serait-elle plus claire?
Vents orages soleil sous la pluie sur l'arc en ciel musique du tonnerre. Celles qu'on entend fort ou petite musique de nuit le silence, aussi.
Éclat d’une bougie les rêves papillonnent demi-sommeil Sombre matin sous la couette de brume le soleil ouvre l’œil Grain sur l’estuaire un spot de lumière rideau
Quand l’heure sera rousse Glisser dans l’infime interstice D’où jaillit l’œil vert de la mer Grandir dans la lumière, Douce soie du soir qui caresse Notre âme et la peau de la terre.
Brume noyée de silence vol de mouettes rieuses muettes -juste léger ressac.
Chaîne de la pluie Où les vols des oiseaux Tissent leurs trames; Où des feuilles, Grands vaisseaux désarmés Sombrent soudain Ou lentement. Parfois, Le vent Fait de la pluie une portée Houleuse D'où les notes s'enfuient A tire d'air, à tire d'aile.
Dans la fraîcheur de la carrière Dédiée aux sculpteurs, Un poète à offert ses mots, Les a dansés, les a chantés, Caressés, et jetés Si tendrement, si fortement, Que ne lirai plus les poèmes. Tout à fait comme avant. (Soirée à Port d'Envaux, aux "Lapi...
Branches agitées par un léger vent l’inspiration Le sang coule toujours camellia rouge de ses fleurs un an encore
Pluie et grêle ont frappé à la porte Et tout s'est assombri. Dehors les éclairs et l'orage. Dedans scintillaient les bougies.
L’oiseau écartelé, Était laissé, près de la porte, Poitrine ouverte, et toute ensanglantée ; Comme une offrande votive. Sacrifice rituel de tourterelle Offert par le chat.
Les philosophes eux-mêmes ne s'accordent pas sur le sens à donner à ces deux mots. Cela ne nous a pas empêché, au 5 à 7 philo de Royan, d'en débattre. Le compte rendu est sur le blog.
Cheveux attachés la cavalière brosse sa bête : à chacun sa queue. On sent de loin le cheval quand il fait chaud jasmin ou fumier ?