Fruits trop mûrs de l'orage De grosses gouttes éclatent Sur la peau Fraîches groseilles à maquereau. On ne s'abrite de l'averse Que lorsqu'on est déjà trempé, Et l'on rit.
Dans la plaine du ciel ils galopent Comme des cosaques zaporogues Cavalcade aérée Hennissements de vent Galops gris essoufflés Nuages essorés à grands coups de cravache Vagues échevelées bavant l'écume - Horde molle de chevaux Cosaques zaporogues Fuyant...
Effets spéciaux tous azimuts pour nuit d'orage, des grondements et des seaux d'eau: Nuit de Walpurgis au grand opéra du ciel- la terre est bien lasse…
Des ballons Des flonflons Des couleurs Des clameurs, On se bouscule On s'interpelle Dans des senteurs de friture. On se masque, Et dans la farandole fantasque On épuise Les soucis.
C'est le sujet qui a été traité, au mois de Janvier, au café philo "5 à 7 philo de Royan". Vous pouvez le lire ici , et pourquoi pas nourrir cette réflexion par le biais des commentaires.
Avec gogole remonter le temps Puis le descendre en toboggan Tricoter les jours au galop Filouter les heures au yoyo Pour escamoter le néant Et retomber...plus loin qu’avant.
Poème du jeudi pour croqueurs de mots. Il suffit d'une seule fleur d'oranger Pour que toute la maison en soit parfumée. S'il pouvait suffire d'une seule belle pensée Pour dissiper bassesse, et racisme assumé.
C'est la suite du précédent jeu concours. C'est Leodamgan qui propose, cette fois: Mars livra en Avril Une caque d’œufs de Pâques De cent ans ou d'avant. Tant pis car en sortit Non Venus: des tortues Luth. Poète, prends ta flûte…
J'ai réfléchi Les questions étaient graves et denses Mes pensées en ont croisé d'autres. J'ai senti mon appartenance. Je suis sortie Le ciel était léger, immense Animé de nuages. J'ai senti mon appartenance.
La Lune ce matin S'est couchée, voilée Dans un déshabillé chromatique.
En réponse à un haïku, chez Alice. Saisis par le givre ou par un cri de corneille l'arbre et son reflet.
Après avoir participé à un atelier d'écriture de haïkus, animé avec passion et pédagogie par Thierry Cazals , j'ai envie de m'y remettre. En voici deux, sur le thème de l'océan. Pêche aux coques les fesses en l’air un oiseau picore
J'ai vu le soleil rouge Posé sur l'horizon Comme sur la paume de la Terre.
Brumes pudiques In a mood for winter : Timidité solaire.
D'un regard aiguisé par le tranchant du froid Elle a suivi la trace imprimée dans la neige. Les oreilles gelées, l'onglée au bout des doigts Elle n'entendait pas ses pas tasser la neige. Nulle odeur à sentir, il est dur comme du bois Le bout du nez. Il...
Le vent les secoue feuillages lourds de pluie nez à la vitre Grands fouets verts battent l’atmosphère pour quel châtiment ?
Pour "Le coucou du haïku" (afdj) Rouge flamboyant: incendie dans la vigne vierge éteint par averses. Feuillages agités comme un dernier au revoir. Se serre mon cœur.
Par trains entiers à la mer ou la montagne- être seule en mer… Partir s'évader toujours plus loin plus vite- éternel retour?
Les liserons ont ouvert leurs corolles, Dans les haies, au pied des maïs, Comme autant de cors minuscules Dont on n'entend pas la musique. Mais je la vois vibrer dans le soleil.
Le blé est mûr. Bruit lancinant des moissonneuses. Ailleurs, ce sont des vies que l’on fauche.
Amis qui me lisez, si je ne prends plus le temps de vous lire, ni de prendre la plume, c'est que, comme cigale, je chante. J'ai retrouvé un professeur et ma passion a refleuri, dévorante. Peut-être il y aura concert...
Lenaïg nous annonce un café philo , tenu ce soir. Du côté de Royan, à la question "Peut-on se passer d'aimer", il n'a pas été répondu d'emblée non! heureusement. La philo propose de réfléchir, plutôt que donner des réponses. Vous pouvez lire le compte-rendu...
La terre d'à côté est morte. Labours après labours L'ont vidée de ses sucs. Plus un ver. Plus une herbe adventice. Elle est inerte, lourde et comme glacée. Désert blessé.
Jours et nuits égaux Au point vernal d'écliptique- Hommes et femmes aussi?
Pour "Textoésie et vous" de Suzâme. Dans un recueil Il suffit que l'on cueille Un poème pour qu'on s'éveille: La vie palpite, et c'est merveille.