Kipling a écrit une histoire : C’est « le chat qui s’en va tout seul ». Toi, sur ton nouveau vélo, Tout fier, sans personne devant Tu es le petit garçon qui s’en va tout seul. ~ ~ Chante donc, tu seras oiseau. T’envoleras, à tire-larigot, A moins qu’à...
Lorsque j'ai voulu enfiler mes après-skis, bien venus par ces froidures passées, j'ai senti au fond quelque chose de grif'poilu: ce charmant lérot, cousin du loir, avait trouvé un hôtel de luxe pour son hiver. Je l'ai remis au chaud - dans un hébergement...
FR3 a diffusé samedi 28 Mai la pièce de Molière enregistrée au théâtre de la criée à Marseille, avec une mise en scène de Macha Makéieff. Un régal - mise en scène, décors, jeu des acteurs, humour (on croit même entrevoir Fabrice Luchini et Philippe Noiret,...
Cette photo proposée par Miletune: Je suis la fille verte à éclats La fille qu'on croise et que l'on n'oublie pas Piercings partout et regard qui tue Reine de la grand' rue Me fous de mes cheveux effilés N'approchez pas, ça va saigner. J'ai des dards...
Photo proposée chez "Miletune" John William Waterhouse, A Etretat, le jour de l'an Une sirène vient s'asseoir Sur les galets au bord de l'eau. Elle y coiffe sa chevelure. On dit que celui qui pourra, Avant qu'elle ait attaché ses cheveux, Voir son reflet...
11 mots proposés par Miletune. Un récent trajet sur l'autoroute en question et sous des trombes d'eau et de grêle m'a, fort à propos, inspirée: La herse de la grêle, qui tombait violemment, Obligea le vieux Dante fuyant le cataclysme A trouver un refuge...
A Rochefort près de l'Hermione, sous la conduite du sculpteur Frédéric Nobili qui va construire un manège en bois. Les coups sourds du maillet résonnent dans l’épaule Et font vibrer le coude. L’estomac s’appuie, ferme, Au bord de l’établi. Les copeaux...
Rêverie sur l'affiche du Printemps des Poètes: Un arbre a mis sa robe Il porte son feuillage Dans son dos rouge Ses épaules sont nues Et la femme s’est tue A la beauté du soir Qui chavire éphémère L’arbre est une femme nue Qui met à sac le feuillage éphémère...
A la quête du vent d'éther Va la mécanique quantique L'espace et le temps, cet hiver, Glaceront les humeurs sceptiques. Les deux aiguilles de l'horloge Signent leur dimension spatiale. D'une hypothèse qui déroge Où est le point fondamental? La relativité...
Je suis en train de lire « Obsessions » de Jean-Jacques Schuhl. Je passe tranquillement d’une nouvelle à l’autre, régal sophistiqué. Je ne l’ai pas encore fini lorsque je vais samedi au cinéma voir le film – l’objet cinématographique – de Jean-Luc Godard...
La météo n'ayant pas répondu au désir d'orage de Annette, j'ai du chercher ailleurs, et j'ai trouvé ceci: De Philippe Jaccottet, extrait de « fragments soulevés par le vent » dans Cahier de verdure. Gallimard. A force de tonnerre, Le firmament se craquelle...
A Hubert Haddad, éveilleur de plumes… Sur la pierre du visage Coule le sable du temps. Devant la porte l'herbe pousse. Les chevaux cabrés du futur Finiront dans un goût de cendre. Quand les nuages s'amoncellent, Grandes préoccupations de toiles qui s'agitent,...
Un bijou de Stéphane Mallarmé : Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx, L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore, Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix Que ne recueille pas de cinéraire amphore Sur les crédences, au salon vide, nul ptyx, Aboli...
Hors sujet du Défi, ce texte d'un jeune poète, Aurélien Carton, dans "Esquisse d'Incertain" paru chez L'Harmattan. Écris à contresens Écoute nos silences tu entendras nos peines Les flocons du passé débordent de nos cœurs La bruine du sursis remplace...
Tiré de "La forêt de l'amour en nous" paru au Mercure de France. Traduit de l'arabe par Vénus Khoury et Issa Makhlouf Là où tu es, tu dois être un corps qui va Et vient autour de moi, comme sa maison Ni rêve, ni image, ni illusion Un corps qui se renouvelle...
Pour Eglantine-Lilas, qui nous propose: La campagne, la nature, les arbres, les petits oiseaux etc ... Quand j'aurai mis la graine en pot, Quand une tige aura poussé Je mettrai l'arbre dans la terre. Lui chanterai, les yeux ferlés, Quelques berceuses,...
Sur le thème "Les chemins de campagne" proposé par Un poème de Georges Bonnet dans "un ciel à hauteur d'homme" aux édition de L J'ai pris un chemin empierré puis un sentier bordé de haies hautes et denses silencieuses à mon approche J'ai marché à pas...
Quelques distribils variés m'ont empêché de répondre au sujet proposé par Tricôtine Voici, hors sujet, un poème de Ilke Angela Maréchal, présenté par Jean-Pierre Luminet dans "Les poètes et l'univers" au Cherche-midi. Juste un pli. Juste un pli champs...
Tout d’abord ce proverbe japonais : « Dans le goûter de l’enfant on trouve les pensées de la mère. » Et ce texte de D.H. Lawrence : « Personne ne pourra jamais posséder mon âme. Elle a été à ma mère, et elle ne sera plus jamais à personne. Personne ne...
Voici pour ce Jeudi deux ditiques tirés du roman classique chinois "Le rêve dans le pavillon rouge", dans lequel il y a beaucoup de poésies, et un luxe de descriptions minutieuses avec un nombre incalculable (mais peut-être étudié et calculé par quelque...
Chère Jeanne, je t'offre aujourd'hui un extrait de "Oiseaux" de St. John Perse. X Gratitude du vol!...Ceux-ci en firent leur délice. Sur toutes mesures du temps loisible, et de l'espace, délectable, ils étendent leur loisir et leur délectation: oiseaux...
Pourquoi donc est-ce un homme qui décrit aussi bien mon homme idéal ? Cherche un homme qui n’existe pas Beau Mais pas trop. Doux et rude Paillard bien que prude Religieux et mécréant Peau de vache et bon enfant Fleurant le soufre et la lavande Végétarien...
Pour faire oublier à Tricotine ses déboires avec Orange, voici "Sanguine": La fermeture éclair a glissé sur tes reins et tout l’orage heureux de ton corps amoureux au beau milieu de l’ombre a éclaté soudain Et ta robe en tombant sur le parquet ciré n’a...
Amis Croqueurs, pour ce Jeudi 24 Juin, voici, un texte de Victor Segalen tiré de son cycle chinois. C’est une « Stèle », dont je ne peux malheureusement reproduire les idéogrammes joints : LIBÉRATION On souffre, on s’agite, on se plaint dans mon Empire....
Et pour répondre au thème proposé par Jeanne Fadosi: jeux et/ou jouets d'enfants, ce poème de Jacques Roubaud, en forme de jeux de mots (collection volubile chez Seghers). Le tatou ayant cloué sur son dos sa carapace s'en va au bistrot d'en face à la...