Par Nounedeb
tu bégaies un langage de la terre et du cœur
à la femme cachée dans le secret des nuits
à la puissante voix qui t'appelle et te brise
pauvre bœuf cloué à ta charrue de peines
et pauvre âne battu par la loi des nantis
chante
chante comme on pose une main fraîche
sur le front brûlant d'un enfant
il n'y est pas le paradis sur terre
certainement un certain regard
qui fait qu'un cauchemar révèle l'espérance
lucarne d'innocence
chante
chante simplement les épouvantes et les merveilles
d'enfance regardée
"Routes de feuilles" chez G. Berthezène, libraire-éditeur
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