Par Nounedeb
Peut-on nommer jardin ce lieu
Où lierre, orties, ronces, dominent –
Et j’y trouve un bonheur piquant ?
Où les figuiers se plaisent aussi,
Pruniers sauvages et amandier.
Sa terre m’accorde des patates,
Quelqu’ haricots, quelques tomates –
Contre menus soins du matin
Et du soir.
Et toi, mon âme ?
Tu étais bon terreau, fertile.
Je t’ai peu cultivée.
Grande ardeur suivie de paresses -
Comme un négatif un peu flou
Dont on n’a pas tiré l’image…
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