Pluie et grêle ont frappé à la porte Et tout s'est assombri. Dehors les éclairs et l'orage. Dedans scintillaient les bougies.
Lire la suiteDans la plaine du ciel ils galopent Comme des cosaques zaporogues Cavalcade aérée Hennissements de vent Galops gris essoufflés Nuages essorés à grands coups de cravache Vagues échevelées bavant l'écume - Horde molle de chevaux Cosaques zaporogues Fuyant...
Lire la suiteA M'amzelle Jeanne: L'ouest reste sombre, pendant que peu à peu l'est s'éclaire. Les miasmes de la nuit se dissipent Dans l'air frais du matin.
Lire la suitePoème du jeudi pour CROQUEURS DE MOTS Et chez M'amzelle Jeanne Octobre mûrit des pommes qui tombent une à une. Des figues bien tardives, peu sucrées, éclatent. Le muscat bonifie, abrité des oiseaux. Dans un grain dérobé, surprenant mes papilles: Le jus...
Lire la suiteJ'ai vu, allongée sur le dos, La brume vacancière assoiffée de soleil Courir à sa perte par volutes entières; Se jeter dans la chaleur montante Et dorée du levant.
Lire la suiteJ'aime ce vent qui joue à l'orchestre: Le son rugueux des feuilles de figuier qui se frottent, Celui du maïs, derrière le roncier, ample, coulé, itératif, Qui s'amenuise, comme fait la pluie de l'arroseur. Au loin, est-ce la mer ou simplement bruits de...
Lire la suiteLes liserons ont ouvert leurs corolles, Dans les haies, au pied des maïs, Comme autant de cors minuscules Dont on n'entend pas la musique. Mais je la vois vibrer dans le soleil.
Lire la suiteUn copeau de fraîcheur Râpé sur le dos de la nuit Flotte comme pétale de pluie Sur l'eau en fleurs.
Lire la suiteCes petits cumulus, Non plus des tavelures, Mais taches de rousseur. Blanches. Le ciel a rajeuni.
Lire la suiteLe monde est vert et gris : Avril fond sous la pluie. Le jardin en exil au-delà du carreau Si loin qu’il faut chausser les bottes ; hors de l’abri S’élancer, à quoi bon ? On est si bien au chaud Dans la pénombre quiète. Temps de l’introspection, Retour...
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