Par Nounedeb
Un poème ancien, de la rubrique "Gironde", que je réédite, n'ayant pas le loisir d'écrire de nouveaux textes.
Des cargos descendent l’estuaire
En passant près de l’autre rive.
La brume aveugle, comme un suaire.
Ils cornent et passent, à la dérive.
La brume, atmosphère dépolie
Moiteur légère, lumière diffuse,
Vision sans repères, abolie,
A travers elle le soleil fuse.
Ces gros cétacés métalliques
Emergent subrepticement,
Grosses déjections telluriques
Dissoutes silencieusement.
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