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    Noyés dans la brume.

    Nul cargo ne corne…

    La goutte au nez me fait licorne -

    Un rhume ?


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  • J'ai vu au cinéma le magnifique "Rembrandt fecit 1669". Un film tourné dans la pénombre des intérieurs hollandais de l'époque éclairés à la bougie. Un film lent et mutique, qui prend le temps de suggérer des détails dont on ne sait s'ils sont vus par l’œil du peintre ou s'il proviennent d'un tableau, et cette confusion nous place presque dans la peau de Rembrandt. Beaucoup de spectateurs n'ont pas aimé, à cause de cette lenteur; sans doute aussi parce que peu d’œuvres y sont montrées. Il fallait en connaître en minimum, et ses autoportraits, pour repérer les détails évocateurs, et apprécier ce film à sa juste valeur.

    Le hasard m'a fait commencer au même moment la lecture du délicieux "Éloge de l'ombre" de Junichitô Tanizaki. Un délicat et chaleureux hommage à la culture ancienne du Japon, description de sombres et mystérieux intérieurs éclairés à la chandelle, mettant en valeur avec sobriété  ors et  laques. Et je me suis dit que Rembrandt, dans un tout autre état d'esprit, faisait lui aussi, dans ses toiles, l'éloge de l'ombre. 


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  • C'est la question sur laquelle ont réfléchi les participants au café philo 5 à 7 Royan. On peut lire ici la retranscription de ce qui a été dit:

    http://5-a-7-philo-royan.eklablog.com/peut-on-vaincre-un-prejuge-c29527056


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  • Après "Apaisement", qui m'avait profondément nourrie, je retrouve le journal de Charles Juliet avec "Gratitude". Ce sont des pensées, des réflexions, courtes ou plus approfondies, sur des évènements banals ou complexes, des rencontres, qu'il évoque de son regard bienveillant. Une attention sensible envers des gens, modestes ou connus, auxquels il rend hommage pour leur belle âme, nous dévoilant ainsi la sienne, et sa droiture.

    A Charles Juliet, je voudrais exprimer ma gratitude.


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  • Pour le concours de poésie de la Biennale de Lyon, un sonnet sur le thème « Mondes flottants » :

     

              « Mondes flottants »

     

    L’Univers, noir fluide où dérivent les mondes.

    La Voie Lactée, méduse, y tournoie lentement

    Ponctuée de comètes striant ses filaments.

    Nous sommes grains de poussière dans cette étrange ronde.

     

    Les galaxies sont-elles d’immobiles typhons

    Mijotant dans la soupe primordiale gelée ?

    Comme par des oursins sont-elles digérées

    Dans l’antre des trous noirs, sombres monstres gloutons ?

     

    Allongée sur le sable, près de l’eau qui clapote

    Ma pensée se confond à l’Univers qui flotte

    Et dérive, sans frein. La nuit rompt ses entraves.

     

    Le sommeil est venu. Mon esprit, apaisé,

    Ses rêves louvoyant vont au fil de l’étrave

    Vers le Soleil Levant et ses Ukiyo-e.


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  • De la poudre de ris

    pour adoucir

    les bris de vie.


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  • A minuit sous la Lune,

    passé un lac d’eau pâle.

    La Gironde impassible.


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  • Jeudi 19 Juillet, au festival de musique de Saintes, était donné « Didon et Énée », superbe petit opéra de Henry Purcell.

    Les jeunes musiciens et chanteurs de l’académie d’Ambronay étaient coachés par Paul Agnew, successeur de William Christie à la tête de l’ensemble « Les Arts Florissants ».

    Une distribution réduite, une mise en espace parfaite accompagnant la musique sans lui faire ombrage, d’excellents artistes prometteurs qui ont assumé seuls le déroulement du spectacle, Paul Agnew ayant eu la modestie et l’élégance de se retirer.

    Émotion intense dans la superbe Abbaye aux Dames. Un long silence avant que n’éclatent les applaudissements tant on avait envie de prolonger encore cette émotion. Puis une standing ovation de plusieurs minutes.

    Merci à eux.


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  • A cette saison, on se régale d'opéras. Grâce à la télé, on peut en voir à satiété. Sans se lasser. Ainsi ces deux "Carmen" de Bizet, l'un à Aix, l'autre à l'opéra de Paris. Deux mises en scène originales, voire décoiffantes; des chanteurs-acteurs époustouflants, telles les deux Carmen. Une oeuvre revivifiée hors des espagnolades traditionnelles.

     

     


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  • Le puits déborde

    elle renonce à chanter

    la grenouille


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