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    Chaîne de la pluie

    Où les vols des oiseaux

    Tissent leurs trames;

    Où des feuilles,

    Grands vaisseaux désarmés

    Sombrent soudain

    Ou lentement.

    Parfois,

    Le vent

    Fait de la pluie une portée

    Houleuse

    D'où les notes s'enfuient

    A tire d'air, à tire d'aile.


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    La pluie fouette

    Comme la queue d’un chien.

    Fou.

    Puis le vent tombe

    Laissant un crachin

    Mou.


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    L’automne d’aujourd’hui a goût de la roquette

    Un goût sauvage et doux.

    L’automne d’aujourd’hui est vent fou de suet*

    Un vent sauvage et doux.

    Doux, sauvage, aujourd’hui l’automne pirouette.

    Vent du sud. Se prononce suette.


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    Vent du nord.

    Le ciel est en ébullition :

    De petits nuages blancs échevelés

    Se défont et se font sans cesse.

    Ils courent, sur un pavage élevé et disjoint qui part vers un autre azimut.

    Ou peut-être, non.

    Et là, un asocial, un errant, un gros coton duveteux,

    Peace and love à rebrousse-poil

    Qui va s’épuisant,

    Comme une trace humide peu à peu s’assèche

    Aux rayons du soleil.

    Soudain, ailleurs, un nuage s’envole, il plane

    De ses deux ailes aux longues rémiges

    Et meurt, percé par la flèche de haut vol

    D’une trace supersonique.


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    Dans la chaleur sèche 

    Une bulle d’air brûlant s’élève

    En tourbillon.

    Très haut des cigognes planent, en rond.


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    A toi, Suzanne, cette genèse de la pluie:

    La Pluie. Implacable et placide.

    Il pleut. Qu’est-ce qu’on y peut ?

    Le ciel égoutte son plasma,

    Noie les platiers.

    La pluie tient son plenum replet.

    On se replie dans son péplum pour pleurer

    En plissant les paupières, pleurotes.

    La pluie me plombe. Il va pourtant falloir plonger

    Plutôt que se plaire au plumard,

    Sous la Pluie placide, dans une flaque de Plata.


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    Le vent à grand coups de dents croque

    De gros nuages équivoques

    Et la pluie à grandes lampées

    Lave l’atmosphère essorée

    La vie à grand appétit broute

    Pendant qu’approche la déroute.


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    Voici venu Décembre, mois de la déraison.

    La nuit comme un trou noir où plonge la raison.

    Une douceur trompeuse, versatile saison

    De tempêtes ou de froids.

     

    Quand vient ton tour, Décembre, on croit que c’est la fin,

    Depuis la nuit des temps. On combat ce déclin

    Du jour par des lumières, des bougies. Les sapins

    Ont l’air enluminés.

     

    Qu’avons-nous fait de toi, dernier des mois, Décembre ?

    Consommer et jeter nous laisse un goût de cendres.

    Pourquoi pas esquisser un sourire un peu tendre

    Et l’offrir, simplement.

     

    J’ai reçu ce cadeau d’une main qui effleure,

    Un regard vif offert, furtif, un peu moqueur –

    Étincelle à saisir pour réchauffer Décembre.


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    Ligne de grains

    Chevelures dénouées

    Chevauchées échevelées

    Pluie pulvérisée

    Harnachée aux chevaux du vent

    Houppettes toupets clinquants

    Flaques retroussent

    Claques éclaboussent

    Syncopes. Souffle coupé.


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    Novembre est un mois mal-aimé, 

    Et par le temps stigmatisé :

    Chrysanthèmes resplendissants,

    Il nous conduit, sans ménagements,

    D’ Octobre encore doux et divers

    A Décembre : entrée dans l’hiver.

     

    Novembre est un mois mal-aimé

    Et par l’histoire stigmatisé :

    On y célèbre maints tourments ;

    L’angoisse à la gorge nous prend.

     

    Novembre, on pourrait bien t’aimer

    Par la littérature, fêté :

    Ah ! S’adonner à la lecture

    Et oublier toute blessure.

    Longues soirées, nuits à rêver.

    Mois de Novembre, on veut t’aimer.


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