• Thème proposé par "Les Impromptus littéraires"

    Voilà une semaine que vous vous tutoyez toute la journée et vos proches se sont, à tort ou à raison, inquiétés. Ils ont pris rendez-vous pour que vous puissiez profiter d'une semaine de cure fermée.

    Faire une cure?

    Je n'en ai cure,

    Ou alors cure de sommeil

    Comment être sûre qu'au réveil

    Je ne m'intoxiquerai, pâle,

    Dans le soufre d'une eau thermale,

    Ayant perdu tant de kilos -

    Cure de Sakel, ou peu s'en faut,

    Et éviter le mol divan

    D'un psychanalyste allemand.

    Faire une cure?

    Je n'en ai cure…

     


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  • Pour Les Impromptus Littéraires:

    Tu n'étais pas trop fait pour vivre

    Pourtant tu as  mené ta barque

    Préférant un bon vent arrière

    Que d'aller à contre-courant.

    Bien sûr tu as rêvé des îles

    Et abordé à quelques unes.

    Tu as bien aimé la tempête

    Mais quand tu étais à l'abri.

    Tu as beaucoup aimé la mer

    Calme plutôt que moutonnière.

    A faire des nœuds avec des bouts

    Tu en as fait avec ta vie.

    A présent tu es au mouillage

    Pourquoi lever l'ancre demain

    Quand la solitude t'agrée?

    Ta seule trace est un sillage

    Dont il ne restera plus rien

    Arrivé au bout du voyage.

    Tu n'étais pas trop fait pour vivre,

    Et tu as navigué. C'est bien?


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  • Les Impromptus littéraires nous demandent de raconter un moment particulier de notre journée - agréable ou douloureux - mais sous la forme d'une recette de cuisine.
     

    (Vous pouvez chanter sur l'air du cake d'amour de Peau d'âne)

    Prenez un pull, ôtez-le par la tête;

    Un pantalon, qui glisse vers le bas;

    Malaxez-le, puis envoyez valser;

    Tout comme le slip, jeté du bout du pied;

    Retournez-vous! Là vous ajouterez;

    Un pantalon, de pyjama tout frais;

    Ôtez gaiement, la pelure de dentelle;

    Qui tient les œufs, au plat des demoiselles;

    Nappez le tout, d'une veste en pilou;

    Fourrez au lit, entre deux couches de draps;

    Et savourez, avec un bon roman;

    Puis éteignez - 1) beaux rêves assurés

                           2) Evitez de ronfler

                           3) La suite est censurée.


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  • C'est dimanche. Je vous offre cet air sublime, la mort de Didon, tiré de l'Opéra de Purcell "Didon et Enée".

    "Les Impromptus littéraires" nous proposent de finir l'année en musique:

    Pour cette dernière semaine avant la trêve de Noël, nous vous proposons encore une fois un thème basé sur la musique et plus précisément un jeu musical. Mais aujourd'hui point de meurtre, bien au contraire. Chacun d'entre nous possède une musique (chanson, opéra, classique, comptine, rock, pop, folklore, jazz, pub, film ...) qui nous touche profondément parce qu'attachée à un lieu, une émotion particulière, une personne, un événement ...

    Écrivez un texte qui évoque cette musique là, mais sans la nommer, tout en tentant d'en faire deviner le nom aux lecteurs. Si rien n'est découvert, vous le direz dimanche dans un commentaire sur votre propre texte.

     

    Un génie mort si jeune.

    Un bref opéra triste.

    Un air sublime pour celle, mourant d'un amour exigeant

    Qui fut, jeune reine, victime de sombres artifices.

    Mais oui, ô, reine, on se souvient de toi.

    Pas besoin de chanter "Forget-me not"…

     


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  • Crois-tu qu'il soit possible d'avoir le mal de mer dans une tasse de thé ? thème proposé par "Les impromptus littéraires"

    Se noyer dans un verre d'eau

    Quand sur la mer accueillante,

    Où l'horizon tangente

    On peut voguer au bout des flots?

     

    Dans un verre d'eau? Oui, mais salée

    Comme si c'était de la mer Morte.

    Boire un grand coup, le nez bouché

    Et puis plus rien. Faut être forte.

     

    Mieux: sans tirer sa révérence

    Avoir juste le mal de mer-

    Avec le petit doigt en l'air,

    Dans un verre de thé. Elégance.


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    Si c'est la foi qui est en jaune,

    Pas étonnant qu'elle soit en crise

    Alors la connaissance est verte

    Il va falloir la faire mûrir.

    Et si c'est la foi qui est verte

    Faut-il vraiment la cultiver

    Si en toute connaissance de cause

    On franchit quand même la ligne jaune?


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  • Cette photo proposée  ici cette semaine:

    UNE VACHE POUR IMPROMPTUS LITTERAIRES

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    © crédit photo : Toncrate

     

     

    Nous avons fui la transhumance

    Sommes les évadées du troupeau

    Nous allons avec nonchalance

    De vertes prairies en ruisseaux.

    Nous piétinons la transcendance

    Laissant nos bouses aux corbeaux.

    Je veux incarner l'immanence.

    Vous me trouvez belle? Soyez beaux.

     


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  •  

     

    Les Impromptus littéraires nous propose des variations sur ce thème:

    Vous nous avez un peu étourdis avec l'étalage de toutes ces manies et nous ressentons le besoin d'un peu de silence. Qu'il évoque pour vous paix, sérénité, angoisse, doute, qu'il enveloppe ou soit à découper au couteau, évoquez-le.
    Attention: comme le silence est d'or, vous n'aurez pas le droit de le nommer par son nom une seul fois dans votre texte

     

    D'un pas léger, oreilles au vent,

    Ecoute.

    Ecoute les secrets gardés par les lèvres scellées -

    Vois.

    Vois le geste parfait du mime, presque une danse -

    Dors.

    Dors sous la nuit veloutée de la couette -

    Peine.

    Peine sous le poids de la pierre muette -

    Soupire.

    Soupire entre deux chants, entre deux notes -

    Rêve.

    Rêve en écoutant la mer - chut!

    Ecoute.


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    Cette semaine nous écrirons sur ce thème proposé par AnnickSB pour

    les Impromptus littéraires:

    Habitude, routine, manie sont souvent décriées, dépréciées ; mais ... si vous nous en offriez une à lire qu'au contraire vous adorez !

     

    Si le grand manitou*

    Croit qu'on va lui servir

    Sur un maniveau nos

    Manies,

    Et qu'elle va pouvoir nous

    Manipuler comme un

    Manichéen maniaque -

    Avec retour de ma-

    nivelle. Je ne  sais ce

    Qu'elle manigance et je

    Préfère passer la ma-

    nique et m'asseoir derrière

    Un manicorde et jouer.

    Ou jouer avec d'autres

    Rebelles à la manille.

    Puis dîner d'un bon plat

    De manioc servi a-

    vec un beurre manié.

    *(AnnickSB?)

     


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    Les "Impromptus littéraires" proposent cette semaine de parler d’une rue:

    C’est une rue un peu particulière puisque nous vous demandons de commencer impérativement votre texte, en prose ou en vers, par : La rue était étroite, longue, humide et obscure.

     

    La rue était étroite, longue, humide et obscure.

    L'orage avait cessé: plus un éclair au loin

    Et l'on n'y voyait rien. J'allais rasant le mur

    Tâtonnant de la main. Je m'arrêtais au coin

     

    D'une porte cochère, m'ébrouais avec soin

    Quand un souffle haletant tombant de la ramure

    Me fit dresser l'oreille: j'entendis un murmure,

    Une plainte plutôt me prenant à témoin:

     

    Je vis un beau jeune homme aux branches suspendu.

    Il craignait de tomber, pressentant la rupture.

    J'ouvris les bras, pour que la chute soit moins dure.

     

    Nous roulâmes tous deux dans la ruelle obscure.

    Ce qu'il advint plus tard sera, à jamais, tu.

    Mais j'aime encore sortir, la nuit, quand il a plu.


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