• LE POETE

    Le Poète est coupable.

    Lui qui a dit les mots.

    Il ressent l’indicible

    Et le fait exister.

    Les Sages se sont tus,

    Le Poète a parlé.

    Le Poète est coupable.

    Il a creusé des gouffres

    Offerts à la folie.

    Il éveille aux mystères

    Qui troublent la raison.

    Il enfonce sa vrille

    Au plus profond de nous.

    Le Poète a écrit,

    Les Sages ont écouté.


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  • Commentaires

    7
    Mercredi 5 Janvier 2011 à 08:07
    Parisianne-Musardise

    Magnifiquement dit ! Ecoute t-on assez attentivement ce que les poètes ont à dire ?Bravo
    Bonne journée
    Anne

    6
    Mardi 4 Janvier 2011 à 20:20
    m'annette

    Y a-t-il des poètes heureux??????

    5
    Lundi 3 Janvier 2011 à 21:49
    le-panier-a-histoire

    Beau texte qui incite à la réflexion. Le poète est aussi la voix des hommes, il dit leurs peurs, leurs angoisses, leurs espoirs, leurs joies... Mais les sages se taisent effectivement, je le regrette parfois préférant le partage. Bonne fin de soirée.

    4
    Lundi 3 Janvier 2011 à 21:38
    Tricôtine

    j'ai lu, écouté ton poème chère poète.... c'est  profond  et généreux !! vive la poésie chez toi Noune !! gros bizzoux

    3
    Lundi 3 Janvier 2011 à 21:09

    Bonjour Nounedeb,

    Tous mes voeux pour la nouvelle année..

    Qu'est ce qu'un poète ? qu'est ce qu'un écrivain ? Es-t-on écrivain si on écrit ? C'est des questions que je ne me pose plus... Ton texte est très beau? coupable d'avoir voulu échanger, coupable d'avoir voulu être lu, coupable d'avoir voulu offrir des présents à la folie, d'avoir éveiller le mystère (ce que je préfère...)...

    Bravo, bonne semaine...

    2
    Lundi 3 Janvier 2011 à 11:06
    Brunô

    Tu as écrit , je t'ai écoutée.....et je suis devenu "Sage"

    Bises

    1
    Lundi 3 Janvier 2011 à 09:11
    Catheau

    Merci, Nounedeb, pour ce beau texte. En écho, quelques lignes du dernier ouvrage d'Yves Leclair, "Orient intime" : "Au moment où je partais me retirer dans les montagnes des Pyrénées, j'ai pensé au jeune sage indien Ramana Maharshi qui laissa une seule lettre à ses parents. Elle n'était signée que d'un trait."

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