• CRI

    Ce grand cri muet de Munch -

    Un sanglot dans la gorge -

    Cronos bouffant l’humanité -

    Saturne de Goya broyant,

    Mâchant sans fin l’écervelé,

    Fragile comme un test d’oursin qui

    Malgré son dénuement ne cesse

    De se cogner- question brûlante:

    Qui sont les hommes ? Vertige affreux.

    Hommes qui ne cessent de se détruire

    Eux-mêmes – ne sachant y répondre ?


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  • Commentaires

    2
    Anne Le Sonneur
    Vendredi 27 Juillet 2012 à 16:41
    Anne Le Sonneur
    Pour toi, un écho à cette toile. Muet ! Seul le visage parvient encore à dire quelque chose, un visage amaigri et crispé. Le cri de Munch ? La pauvreté des mots face aux hurlements de notre humanité. Anne
    1
    Samedi 25 Décembre 2010 à 17:13
    Catheau

    Votre poème, comme un écho à l'Heautontimoroumenos : "Je suis la plaie et le couteau,/ Je suis le soufflet et la joue,/ Je suis les membres et la joue,/ Et la victime et le bourreau. " Cette autodestruction finira-t-elle jamais ?

     

     

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