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    Si c'est la foi qui est en jaune,

    Pas étonnant qu'elle soit en crise

    Alors la connaissance est verte

    Il va falloir la faire mûrir.

    Et si c'est la foi qui est verte

    Faut-il vraiment la cultiver

    Si en toute connaissance de cause

    On franchit quand même la ligne jaune?


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  • Miletune propose cette reproduction:

    POUR MILETUNE AVEC FELIX VALLOTTON

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Felix Vallotton, source wikipedia

     

    "L'attente à mille temps"

    Au premier temps de l'attente

    Il a posé canne et chapeau

    Au premier temps de l'attente

    Il a mis son bouquet dans l'eau

     

          Il a le cœur qui bat

          Prêt à faire n'importe quoi

          Se demande s'il osera…

     

    Au deuxième temps de l'attente

    Il a ouvert la porte grise

    Au deuxième temps de l'attente

    Il a retiré sa chemise

     

          Il a le cœur qui bat

          Prêt à faire n'importe quoi

          Se demande s'il osera…

     

    Au troisième temps de l'attente

    Dans la chambre il a pénétré

    Au troisième temps de l'attente

    Derrière lui la porte a fermé

     

          Il a le cœur qui bat

          Prêt à faire n'importe quoi

          A vous d'imaginer

          S'il osera ou pas…

     


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    Pour "Le coucou du haïku" (afdj)

     LA SOUPE, c'est une proposition de Lady Marianne.   

    Mains enserrant le bol

    humer tous les parfums

    avant de déguster.

     

    Dans l'écuelle rustique

    garbure bortsch ou chinoise:

    les saveurs du monde.

     

    Sur table élégante

    assiettes en fine porcelaine

    on prononce potage.


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  • Un poème du jeudi pour "Croqueurs de mots"

    Tout d'abord un poème aztèque, écrit avant 1519, arrivée des conquistadores:

     

    La cité s'étale en cercles de jade

    Diffusant des éclairs de lumière comme des plumes de quetzal.

    Auprès d'elle les seigneurs vont en bateau:

    Au-dessus d'eaux s'étend une brume fleurie…

     

    Puis cette élégie pour Tenochtitlan, fragment de Nahuatl, manuscrit anonyme de 1528

     

    Nous avons pleuré sur nous-mêmes, sur notre sort.

    Des lances brisées gisent sur les chemins,

    Nous avons arraché nos cheveux par la racine.

     

    Des palais s'élèvent, sans toits, leurs murs rouge sang.

    Des vers pullulent sur les places et dans les huttes.

    Des cervelles éclatées souillent les murailles de notre cité.

     

    L'eau qui coule est rouge, comme si on l'avait teinte,

    Et si nous en buvons elle a un goût de soufre.

     

    Dans notre douleur nous martelons de nos poings les murs de nos masures de terre, un filet de trous est notre seul héritage.

     

    Nos boucliers faisaient notre force mais les boucliers n'ont pu résister à cette désolation.

     

    Nous avons mangé des galettes de linottes cuites, mâché du chiendent à goût de nitrate; nous avons avalé des boules d'argile, des lézards, des rats, de la terre fertile devenue poussière sèche, des vers…

    [Trouvé dans un agenda AZTEC de 1993]


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  • Cette photo proposée  ici cette semaine:

    UNE VACHE POUR IMPROMPTUS LITTERAIRES

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    © crédit photo : Toncrate

     

     

    Nous avons fui la transhumance

    Sommes les évadées du troupeau

    Nous allons avec nonchalance

    De vertes prairies en ruisseaux.

    Nous piétinons la transcendance

    Laissant nos bouses aux corbeaux.

    Je veux incarner l'immanence.

    Vous me trouvez belle? Soyez beaux.

     


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  • COULEUVRE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Venue me voir

    Un soir.

    A fait tomber le chapeau

    Posé sur l'escabeau.

    Après photo, l'ai prise

    A mains gantées.

    Comme elle frémissait!

    Bien plus que moi.

    Retour au jardin,

    A te revoir…


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    Pour "Le coucou du haïku" (afdj)? Lenaïg propose ce thème: "Lunettes":

     

    Objet ambigu

    sur le nez ou sous les fesses

    même un serpent!

     


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    Un poème du jeudi pour "Croqueurs de mots"

     

     

    New York musée Guggenheim la femme nue

    allongée de Modigliani m'éclate au visage je

    tranche aussitôt les phrases avec une feuille

    de boucher celle qui sert à fendre les agneaux

    les éparpille les rassemble les éparpille de

    nouveau les mots se cherchent jusqu'au jour

    où à Romans les peintures de Giorda me brûlent

    les yeux j'écris femme télé bleu tandis que dans

    le jardin défilent les rhinocéros en pierre de

    Jacques Barry

    Extrait tiré de "Le sourire de l'absente", André Cohen Atkin, l'atelier du Hanneton 2012      (trouvé sur le site du "Printemps des poètes")

     


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  • Sur cette photo proposée par Miletune

    QUI DONC ES-TU?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                         cliché Louis B.

     

     

    Qui es-tu, posée là, comme une boule de Noël?

    Es-tu la Terre, es-tu la Lune?

    Quel esprit facétieux

    Décore ainsi les monts de Mars;

    Ou s'amuse à faire des bulles

    Des Nuages de Magellan?

    Que tu sois la Terre, ou la Lune,

    Salut à toi, belle du ciel.


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    Pourquoi laisser sa trace?

    Celle du pied humide que le soleil efface,

    Celle du chant qui se perd dans l'espace?

    Etre, disparaître, laisser la place...


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