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    Peut-on en aiguisant sa sensibilité

    Trouver en soi l’éclat ?

    Brisure nette, source de joie aux confins du bonheur.

    Eclat serti à l’intérieur.

    Peut-on, en affinant sa sensibilité

    Trouver beautés en menues choses ?

    Eclat et modeste attention.

    Méditation ? 


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  •   Baie de Talmont 26sept2010

    La vase au soleil brille

    Comme un miroir pulvérisé.

    Derrière, la Gironde scintille

    De mille reflets brisés.


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    Un pré de cardères sèches :

    Envol de chardonnerets,

    Et des moineaux dans les fenouils.


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  • A deux jours d'intervalle, la brume. Le premier jour elle s'est levée rapidement. Le troisième elle persiste.

     

    J'ai vu ce matin

    Un poudroiement de brume

    Monter dans la chaleur d'un rayon de soleil.

     

     

    Un voile de moiteur brouille le paysage.

    Les oiseaux sont discrets.

    Les guêpes ont renoncé à leur festin de figues.

    Dans mon âme la taie de la mélancolie

    Comme reflet de la brume.


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  • Pendant que je suçotais mon crayon en séchant sur le  Défi 38, proposé par Eglantine-Lilas :

    « L’écriture est votre passion, et vous créez

    une Officine d’Écrivain public.

    Faites nous partager la plus belle lettre qu’on vous ait demandé d’écrire,

    ou la plus amusante, ou la plus singulière… »

    Quelqu’un glissa un pli sous ma porte. On m’y demandait, étant donné la notoriété que j’avais acquise dans l’utilisation de la souris, d’envoyer sur le net  le texte qui suit :

    Si toutes les grand’mères du monde

    Voulaient bien se donner la main

    Toutes danser avec entrain

    La plus échevelée des rondes

    Tout ce qui va tant de travers

    Serait pris dans un tel tournis

    Que de la terre serait banni,

    Expulsé hors de l’univers.

    Voilà, je clique envoyer.

     

     


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  • Quand l’angoisse aride grignote,

    Ronge, acide, fait sa pelote,

    Alors aller chercher en soi

    Le son qui va porter la voix.

    Le son prend sa force du souffle

    Depuis le sol qui lui insuffle

    L’énergie, confiance en soi ;

    Tenir et lâcher à la fois.

    Il n’y a plus que la beauté

    Du texte bien interprété ;

    Rien d’autre qu’une plénitude

    Comme un vol libre en altitude.

    Par la présence à tout cela

    Qu’est-ce qui s’est exprimé là ?        


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  • C'est le poème du Jeudi 16 Septembre.Eglantine a proposé le thème des fleurs:

    Aujourd'hui je regarde les fleurs.

    Elles perdent leurs pétales, pleurent,

    Larmes légères emportées par le vent

    Qui souffle, mélancoliquement.


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  • Amis croqueurs, Olivier de Vaux m'a poussée dans le précipice vertigineux des transmutations. J'ai l'impression de piétiner ses plates-bandes, mais je ne peux m'empêcher de proposer celle-ci (proposer, mais peut-être pas disposer...

    Passer de MAZURKA  à  SIRTAKI. (Tricôtine comprendra)

    A Tit'Anik, qui n'ose:

                               SIRote tranquillement

                   chère ti'TAnik

        Et rêve du kon tiKI

                           en MAchouillant ton crayon.

       patience dans l'aZUR:

                          y'a KA transgresser....


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    De Saintonge, on prend le bac vers l’autre rive. Après les grues, si bien nommées, le paysage plat, indistinct, fait penser au rivage des Syrtes. On accoste, on débarque. On se perd un peu. Normal, ici des bouées sont à terre, et les phares sont-ils encore repaire ? Voici une Syrte qui m’accueille. Ce n’est pas une Syrte, c’est Tricôtine, comme une petite sœur. C’est tout simple, et tout chaleureux. Son cœur est dans sa main autant que dans ses mots. Ici les amers sont des tours. On haut, peut-être 20m au dessus du niveau de la mer, les sillages des vignobles, puis les courants de la Gironde, puis la houle des coteaux  de l’autre rive. On rentre, riche de la rencontre. Un médaillon au cou comme sceau d’amitié.

     

     


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  • Dans sa grande magnanimité, Olivier de Vaux, comme je n'arrivais pas à atteindre la cheville, m'a suggéré d'aller de la main au pied (comme si c'était plus facile. Je l'imagine, raide comme un bâton, atteignant d'abord la cuisse, puis péniblement le mollet). Bref, j'ai presque réussi. Presque, parce que atteindre le pied, facile! mais en 5 étapes, non, il m'en a fallu 6. Puisque c'est comme ça, je vais faire la remontée (attention aux lombaires):

    Il chante comme un pied!

    Il veut apprendre un lied

    Devrait briser ce lien

    Et ferait mieux de brâmer "le lion

    Est mort ce soir", ce pauvre pion

    Qui se pavane comme un paon.

    Je me retiens pour ne pas lui mettre un pain

    Du revers de la main.


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